La Lutte pour le Changement (LUCHA) a vivement critiqué l’avenant 5 de l’accord sino-congolais relatif à l’exploitation des ressources minières. L’organisation qui s’est exprimée lors d’un point de presse tenu, le 18 avril à Kinshasa a la dénoncé l’absence de bénéfices significatifs pour la République démocratique du Congo, malgré l’ampleur des richesses exploitées.
Cet avenant entraînerait une perte estimée à près de 500 000 dollars américains par jour à l’État congolais, selon Jacques, militant de la LUCHA et coordonnateur du YADA. La LUCHA affirme s’appuyer sur des documents officiels et des enquêtes pointant un déséquilibre structurel au profit des partenaires chinois.

Le mouvement citoyen dénonce également un manque criant de transparence dans la gestion de cet accord. D’après les déclarations de la LUCHA, plusieurs informations clés seraient inaccessibles, y compris pour certaines institutions publiques comme l’Inspection générale des finances. Une opacité qui, selon la LUCHA, centralise la gestion de ce dossier au niveau de la présidence, au détriment des mécanismes institutionnels classiques.
Face à cette situation, la LUCHA appelle à une révision en profondeur du cadre de gestion de cet accord. Elle plaide pour une implication accrue du ministère des Mines, ainsi qu’une ouverture du dossier au public et aux chercheurs indépendants, afin de garantir un contrôle citoyen et institutionnel effectif.
Par ailleurs, le mouvement souligne que les promesses d’infrastructures contenues dans l’accord initial peinent à se concrétiser. Il met également en lumière un autre déséquilibre, à savoir, la non-révision des termes financiers de l’accord en fonction de la fluctuation des prix des minerais du Katanga sur le marché international. Selon la LUCHA cette situation empêche le pays de tirer pleinement profit de la hausse des cours.
Dans une salle acquise à sa cause, composée majoritairement de jeunes, la LUCHA a ainsi réaffirmé son engagement à poursuivre le plaidoyer pour une gestion plus équitable et transparente des ressources naturelles du pays. Elle invite les autorités congolaises à revoir les termes de cet avenant, afin de garantir la réelle prise en compte des intérêts nationaux.
John-Israel Wanyanga




