Inaugurations et poses de premières pierres tout azimut : l’attachement de Denis Sassou-N’Guesso au développement du pays ne se dément pas.

Le Président Denis Sassou-N’Guesso a effectué, sur une période d’au moins un mois, du 24 octobre au 2 décembre 2025, aussi bien à Brazzaville qu’à l’intérieur du pays, une série d’inaugurations et de poses de premières pierres des infrastructures à caractère social, culturel et économique. Denis Sassou-N’Guesso a relancé ainsi, sa réputation d’homme des actions concrètes.

Le Président de la République a mené une série d’activités qui, pendant environ un mois, ont marqué l’opinion nationale et internationale. De l’inauguration du complexe scolaire de la Liberté, à Talangaï, 6ème arrondissement de Brazzaville, le 24 octobre 2025, à celle de l’Hôtel Kempinski, toujours à Brazzaville, le 2 décembre dernier, en passant par d’autres inaugurations et poses de premières pierres à l’intérieur du pays, Denis Sassou-N’Guesso a assuré le peuple que son attachement au développement de son pays, avec des infrastructures de base comme clé de voûte, ne se dément pas. 

La crise économique et les reformes 

Certains compatriotes ont vite fait de qualifier la série d’activités menée par le président de la République, de « campagne électorale anticipée » ou déguisée. Sans doute, se fondent-ils sur le fait que ces activités s’intensifient à la fin du mandat qui a débuté en avril 2021, après la prestation de serment du président élu, Denis Sassou-N’Guesso.

En fait, le président de la République a démarré son mandat dans un contexte économique difficile. En effet, depuis environ 2015, le Congo traversait une crise économique sévère. Alors que les efforts du gouvernement tendaient à faire relever la tête à l’économie nationale, la pandémie de covid-19 surgissait au début de 2020, avec son lot de conséquences qui ont, de nouveau, plongé le pays sur le plan économique, notamment.

En 2021, par exemple, le taux de croissance n’était que de 1,015% après avoir chuté à moins 6,268% en 2020, en raison des effets conjugués de la crise due à la covid-19 et à la chute drastique des prix des matières premières dont le pétrole qui constitue la principale ressource du budget de l’Etat. De plus, avec une dette publique estimée à 92,5% du Produit intérieur brut (PIB) en 2021, les recettes de l’Etat étaient asphyxiées. Le pays devait donc stratégiquement se concentrer sur le remboursement de ses dettes, l’investissement a dû prendre un coup. 

Mais, tout en consacrant les ressources nationales au paiement de la dette, le Gouvernement a entrepris des réformes, avec l’appui de ses partenaires, dont le FMI et la Banque mondiale. L’aboutissement de ces réformes est qu’en mars 2025, le pays a achevé la sixième et dernière revue de l’accord avec le FMI au titre de la facilité élargie de crédit. Ce qui a permis un décaissement immédiat de 32,4 millions de DTS, soit 43 millions de dollars, environ.

Les efforts doivent se poursuivre, en matière d’amélioration de la gouvernance économique. Néanmoins, le FMI a observé que la reprise économique s’est poursuivie à un rythme modéré dans un contexte domestique et extérieur difficile, tandis que les pressions inflationnistes ont diminué.

Intervenant dans un panel, au cours du forum économique consacré au financement de la diversification de l’économie, le 13 novembre 2025, à Brazzaville, le ministre de l’économie, du plan et de l’intégration régionale, Ludovic Ngatsé a soutenu que la diversification économique du Congo « est en cours ». Elle est attestée par la croissance portée en 2023, selon lui, par des secteurs hors-pétrole, tels que le tourisme, l’agriculture et les services. Cette tendance se traduit par une baisse progressive de la part du pétrole dans le PIB, a-t-il ajouté.

L’effort dans les difficultés

En dépit des difficultés économiques réelles, l’investissement n’a pas été totalement délaissé, pendant ce mandat finissant. La réhabilitation des tronçons routiers, sur les nationales n°1 et 2, l’installation des lignes électriques et des stations de pompage d’eau courante, ainsi que la lutte contre les érosions caractérisée principalement par la stabilisation des ravins de Ngamakosso (Talangaï) et de Sadelmi (Moungali), etc. ont été les preuves de cet effort dans la crise. 

L’implantation de l’agence de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), à Dolisie, dans le Niari, dont le président de la République a posé la première pierre pour la construction, le 20 novembre 2025, est incontestablement, le signe lisible de la reprise de l’économie.

Autre signe de la reprise économique, l’usine de valorisation du gaz associé de la Société chinoise, Wing Wah, inaugurée à Pointe-Noire, par le président de la République, participe de cette reprise économique. Avec une production estimée à 5 000 000 m cube de gaz associé par jour, cette usine entend produire plus de 88 000 tonnes de condensat, 151 000 tonnes de butanes, 219 000 tonnes de propane, 250 000 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) ainsi qu’une quantité importante de gaz sec.

Longtemps dans le calvaire, à cause des effets combinés de l’enclavement et du manque d’électricité, le département de la Cuvette-Ouest est, depuis le 25 novembre 2025, ouvert aux autres départements, grâce à la route départementale qui le relie à la route nationale n°2, à partir de Boundji. Faisant d’une pierre deux coups, le président de la République a également lancé, le même 25 novembre, le réseau électrique d’Ewo, chef-lieu de ce département qui est ainsi sorti du noir.

Le social au cœur de l’action

Guidé par la volonté de donner au peuple les meilleures conditions de vie, le Gouvernement a, dans la crise, doté le pays de quatre hôpitaux généraux : l’hôpital général de Djiri (à Brazzaville), inauguré, le 15 décembre 2021 et celui de Ngoyo (à Pointe-Noire), inauguré le 21 janvier 2022. Les deux derniers ont été mis en service, à Sibiti (Département de la Lékoumou), le 21 novembre et à Ouesso (département de la Sangha), le 24 novembre 2025.

L’inauguration du Lycée d’enseignement général, Antoine Ndinga-Oba d’Oyo, dans le Département de la Cuvette, le 7 novembre 2023, du complexe scolaire Liberté, à Brazzaville, le 24 octobre 2025, de l’Université catholique de Liambou dans le Kouilou, le 18 novembre 2024 et du Lycée d’enseignement général de Louvakou, le 19 novembre 2025, prouvent, si besoin est, la volonté du président de la République, de prendre en main l’éducation de la jeunesse de son pays, pour laquelle il a consacré les années 2024 et 2025.

Outre ces infrastructures de santé et scolaires, le gouvernement a doté la ville capitale, Brazzaville, de deux tours jumelles, dont l’une abrite l’hôtel Hilton, au bord du fleuve Congo, et qui ont été inaugurées, le 23 octobre 2023 par le président de la République.

Dans l’effort de développement dans cette marche forcée, à cause de la crise, le président de la République n’a pas exclu le devoir de mémoire. La pose de la première pierre pour la construction du Musée de l’histoire de l’esclavage, sur le site de l’ancien port d’embarquement des esclaves, à la baie de Loango, dans le Département du Kouilou, sur fonds propres, relève de sa volonté de léguer à la postérité, les faits marquants de notre histoire commune.

En somme, le chef de l’Etat est dans son rôle. Il ne peut s’abstenir de gouverner et de développer le pays, parce qu’il y a une élection en vue.

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