Denis Sassou N’Guesso : « la fonction publique ne pourrait constituer la seule issue efficace contre le chômage des jeunes ».

Le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a saisi l’occasion de son message sur l’Etat de la Nation, prononcé le 28 novembre 2025, devant le parlement réuni en congrès, pour expliciter les fondements de 2024, qu’il proclama année de la jeunesse. Le chef de l’Etat a, également, invité les jeunes congolais à « s’engager dans des modèles qui représentent le socle de récentes pratiques économiques, sociales et culturelles ».

Denis Sassou-N’Guesso a été on ne peut plus clair : « En proclamant 2024, année de la jeunesse, l’ambition n’était point d’apporter, pendant cette courte période, des solutions à toutes les attentes de la frange la plus nombreuse de notre population ».

 Il a expliqué qu’il « s’agissait de renforcer les fondements d’une prise de conscience collective sur l’urgence de soutenir la mise en œuvre des initiatives destinées à assurer une réponse plus efficace aux besoins des jeunes, avec un accent particulier sur l’éducation, la formation et l’emploi ».

 Citant le philosophe Diogène, le chef de l’Etat congolais a soutenu qu’« au fondement de tout Etat, se trouve l’éducation de sa jeunesse ». La jeunesse congolaise a-t-il expliqué, « doit se placer, sans complexe, au niveau des autres jeunes à travers un monde en profonde mutation ». Ceci est d’autant  plus valable « dans un contexte où le savoir et les connaissances, sont propulsés à une très grande vitesse par la science et les nouvelles technologies », a souligné Denis Sassou-N’Guesso.

Pour lui, la jeunesse congolaise «doit, comme partout ailleurs, s’engager dans des modèles qui représentent le socle de récentes pratiques économiques, sociales et culturelles ». Aussi, a-t-il poursuivi, en soulignant qu’en dépit de la crise qui persiste, le gouvernement a dû « réaliser de nouvelles acquisitions dans le domaine des infrastructures scolaires ».

Ces efforts se traduisent, selon le chef de l’Etat, notamment, par la construction du complexe scolaire de Tchiminzi qui est fonctionnel, depuis le 04 octobre 2025, dans le département du Kouilou, concourant ainsi « au maillage du territoire national en infrastructures d’éducation ». Le lycée d’enseignement général, Antoine Ndinga Oba d’Oyo, avec une capacité d’accueil de 500 élèves, fonctionnel depuis le 07 novembre 2024, s’inscrit dans la même optique.

Il en est de même pour le lycée interdépartemental de Vindoulou, à Pointe-Noire.  Denis Sassou-N’Guesso a poursuivi cette énumération par le complexe scolaire de la Liberté, d’une capacité d’accueil de 10 000 élèves, tous cycles confondus. Ce complexe a ouvert ses portes, le 24 octobre 2025, à Talangaï, dans le 6ème arrondissement de Brazzaville.

« Nous avons inauguré, le 19 novembre 2025, le nouveau lycée interdépartemental de Dolisie, pour faire face à la nécessité de renforcer l’offre scolaire dans le département du Niari », a renchéri le président Denis Sassou-N’Guesso, avant d’annoncer la construction à Brazzaville de deux établissements scolaires du même type que Liberté, respectivement à Makélékélé et à Bacongo. Ces nouveaux complexes scolaires, « fonctionneront en synergie avec l’emblématique lycée Pierre Savorgnan De Brazza », lui-même « appelé à bénéficier de quelques travaux de rénovation », a expliqué le Chef de l’Etat.

En ce qui concerne l’enseignement technique, Denis Sassou-N’Guesso a évoqué l’école des métiers des mines de Souanké (Sangha), dont les travaux de construction sont suffisamment avancés. La mise en service de ce centre est imminente, a annoncé le président de la République qui a par ailleurs affirmé que, les recrutements dans les rangs de la fonction publique ont porté en 2025, sur un quota de 10 000 nouveaux agents.

La construction de l’université de Loango, dont les travaux se déroulent conformément à l’agenda et au cahier de charges convenus, dans le département du Kouilou et l’université catholique de Liambou inaugurée, le 17 novembre dernier, dans le meme département, ont également constitué les efforts consentis par le gouvernement en ce qui concerne l’enseignement supérieur.

Le président Denis Sassou-N’Guesso a toutefois, martelé, que la fonction publique nationale et la fonction publique territoriale, ne pourraient indéfiniment constituer la seule issue efficace contre le chômage ou le désœuvrement des jeunes ». D’où la nécessité « de diversifier les leviers générateurs d’emplois », a déclaré Denis Sassou N’Guesso, pour qui « l’avenir est dans l’entrepreneuriat et l’auto-emploi ».

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