Les gouvernements congolais et français ont lancé, le 03 novembre 2025 à Oyo, les travaux de conception et de construction de l’architecture de l’Académie internationale de lutte contre la criminalité environnementale. Le lancement de ces travaux a eu lieu au cours d’un séminaire qui a rassemblé les représentants des administrations techniques et les ambassadeurs accrédités en république du Congo, à l’hôpital général Edith Lucie Bongo Ondimba d’Oyo.
Le projet ambitieux de construction de l’Académie internationale de lutte contre la criminalité environnementale, qui obéit à la volonté des présidents Denis Sassou-N’Guesso et Emmanuel Macron, a pour ambition de freiner ou éradiquer ces activités criminelles sur l’échelle africaine.
Les gouvernements congolais et français voudraient, à travers ce projet, renforcer la coopération internationale pour mieux faire face au trafic illicite de ressources naturelles, à la déforestation illégale ainsi qu’à la contrefaçon de produits phoniques et floristiques.
Au cours de ce séminaire de lancement, une déclaration dite « Déclaration d’Oyo », portant création de cette Académie internationale, a été paraphée coté congolais, par le secrétaire général du ministère des affaires étrangères, l’ambassadeur, Guy Nestor Itoua et côté français, par son ambassadrice au Congo, Mme Claire Bondonyi.
Selon ce document, l’Académie internationale de lutte contre la criminalité environnementale, est une institution de formation, de recherche et de coopération technique, destinée à renforcer les capacités africaines dans la prévention, la poursuite et la répression des en teintes criminelles à l’environnement. Elle aura pour mission principale, de former les cadres de différents secteurs de la gouvernance sécuritaire environnementale, de la lutte contre le crime organisé et de Promouvoir la coopération institutionnelle et transfrontalière entre les États africains et leurs partenaires internationaux.
« En application des très précieuses instructions des deux chefs d’État, animés d’une ferme résolution commune de créer les conditions idoines pour lutter contre le crime environnemental organisé, les deux parties conviennent du lancement officiel ce jour, du processus de création de l’Académie internationale de lutte contre la criminalité environnementale, institution de formation, de recherche et de coopération technique destinées à renforcer les capacités africaines dans la prévention, la poursuite et la répression des en teintes criminelles à l’environnement », précise cette déclaration.
Pour l’adjoint au maire d’Oyo, Antoinette Ambende Nguesso, le lancement de ces travaux symbolise, l’engagement ferme du Congo dans la lutte contre la criminalité environnementale et adresse un message fort à la communauté internationale. « La protection de notre planète est une priorité absolue », a-t-elle lancé.
Prenant la parole à cette occasion, l’ambassadrice de France au Congo, a indiqué que ce projet qui symbolise un engagement fort appartient à la République du Congo, qui en fera un centre de formation et une académie qui mettra au centre, les moyens et les processus d’action conjointes, pour lutter contre la criminalité, phénomène qui « n’a pas de frontières », a-t-elle martélé.
« Ici, nous aidons le Congo et au-delà, la région et ce beau bassin que nous connaissons tous, à préserver ses ressources. Et préserver ses ressources, c’est aussi la lutte contre la criminalité environnementale, tant la faune que la flore », a déclaré Claire Bondonyi.
« La préservation de nos ressources naturelles, c’est un bien commun. Ce bien commun, le pays que je représente ici, ne demande pas qu’il soit mis en contradiction avec le développement économique du Congo », a-t-elle assuré, à cette occasion.
Déroulant son mot d’ouverture de ce séminaire, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, représentant le ministre de l’Intérieur, a dit qu’au-delà des préoccupations climatiques, la criminalité environnementale, est un phénomène complexe qui comporte des activités connexes, structurées autour des réseaux organisés internationaux et transnationaux.
« Et c’est certainement, la raison de notre rassemblement de ce matin ici, pour travailler à rendre l’avenir radieux, en planchant évidemment sur la lutte contre la criminalité environnementale, qui est une forme de délinquance en pleine expansion et souvent méconnue du grand public alors que ses conséquences sont désastreuses pour la planète », a laissé entendre Guy Nestor Itoua.
Francis Le Parrain.




