Sécurité publique : l’opération « Zero Kuluna » n’est pas un feu de paille, dixit Denis Sassou-N’Guesso.

L’opération « Zero Kuluna », visant l’éradication du phénomène dit « Bébés noirs ou Kulunas » et menée depuis peu, par les unités de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP), ne sera pas un feu de paille. Telle est la déclaration du président de la République, faite le 24 octobre dernier, à Brazzaville. Denis Sassou N’Guesso s’est exprimé en marge de la cérémonie d’inauguration du complexe scolaire de la Liberté. 

La déclaration du président de la République sur l’opération « Zero Kuluna », a permis de fixer l’opinion qui trouve ainsi des réponses aux questions qu’elle se posait. S’exprimant sur cette épineuse question, le chef de l’Etat a d’emblée précisé que « la direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP), est partie intégrante de la force publique et doit participer à la sécurité du peuple, si cela est nécessaire ».

Le président de la République a éclairé l’opinion tant nationale qu’internationale sur le bien-fondé de la participation de la DGSP à cette opération de sécurisation, qui intègre naturellement les missions assignées à la Police et à la Gendarmerie.

Face aux diverses interprétations que suscite la participation de la DGSP à cette opération, Denis Sassou-N’Guesso a affirmé avoir observé que « l’opération patinait un peu avec les autres corps de la sécurité », avant d’ajouter « J’ai ordonné qu’elle intervienne aussi comme j’avais ordonné qu’elle intervienne lors des opérations dans le Pool ».

Denis Sassou-N’Guesso a également a rappelé le rôle de la DGSP dans les opérations de maintien de l’ordre public ainsi que de sécurisation du territoire congolais dans toute son intégrité, avant d’inviter à la lecture du décret créant et organisant cette direction.

« Il vous suffit de lire le décret qui crée la sécurité présidentielle, pour vous rendre compte que, la sécurité présidentielle est partie intégrante de la force publique et elle doit participer au maintien de l’ordre public et à la sécurité du peuple, si cela est nécessaire », a déclaré Denis Sassou-N’Guesso au cours de cet échange avec les médias.

« Je crois que vous le savez, la sécurité présidentielle a fait partie des opérations dans le Pool. Les unités de la sécurité présidentielle ont participé aux opérations dans le département Pool, et avec succès. Parce qu’aussi, elles ont une formation particulière et sévère, solide. Donc ils sont dans leur rôle », a-t-il ajouté.

Face au désespoir créé par cette insécurité grandissante, notamment, dans plusieurs localités, le président de la république, a réitéré son attachement à la paix et à la sécurité. Il a, à cet effet, réaffirmé son ferme engagement à garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire national, afin d’éradiquer définitivement le phénomène des bébés noirs qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

« Nous avons décidé à partir de l’an 2000, de faire que les populations de notre pays vivent et travaillent en paix. Alors, nous ne pouvons pas laisser pareille situation se développer dans nos villes et même à l’intérieur ; ce ne sera possible », a poursuivi le Chef de l’Etat.

Pour Denis Sassou-N’Guesso, d’autres corps de la force publique se joindront aux éléments de la DGSP pour la suite de cette opération qui agit « prioritairement à Brazzaville et à Pointe-Noire » et qui traquera ces bandits dans les autres villes où qu’ils se trouvent.

« Nous ne pouvons pas laisser cette situation perdurer. La force publique, dans son ensemble, fera en sorte que le peuple, partout dans le pays, retrouve la paix », a rassuré le Chef de l’Etat, tout en annonçant la poursuite de cette opération dans d’autres localités du Congo », a-t-il en outre martelé.

Cette opération conduite par la DGSP a considérablement ramené la paix et la sécurité dans plusieurs quartiers de Brazzaville, réputés dangereux, où les populations ont repris de circuler librement, sans  crainte d’etre agressés.

Jules Marité.

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