À la veille de la COP30, la République démocratique du Congo a appelé la communauté internationale à une réponse concrète face à la crise climatique. La ministre congolaise de l’Environnement, du développement durable et de la nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo a lancé ce vibrant appel, le 14 octobre, à l’ouverture des travaux préparatoires de cette grande rencontre mondiale sur le climat.
L’appel de Kinshasa ne s’adresse pas uniquement aux gouvernements, il est aussi destiné aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux acteurs du secteur privé qui sont appelés eux aussi, à se joindre à l’élan de transformation pour que la transition écologique ne soit non pas un vain mot, mais une réalité palpable et inclusive.
La ministre Marie Nyange Ndambo a saisi l’occasion pour dénoncer le fossé grandissant entre les promesses faites dans les enceintes diplomatiques internationales et la réalité vécue par les populations touchées par les conséquences directes du dérèglement climatique. « Les négociations internationales doivent sortir des salles closes pour affronter les urgences visibles sur le terrain », a-t-elle insisté, appelant à une rupture avec l’inaction, avant d’évoquer les catastrophes naturelles qui ont récemment frappé la République démocratique du Congo en guise d’illustration.
Depuis 2023, la capitale Kinshasa et plusieurs provinces comme le Sud-Kivu ont été régulièrement victimes d’inondations meurtrières et d’éboulements de terrains, en particulier à Kalehe. Autant de signaux d’alarme qui doivent désormais susciter des décisions concrètes et durables.

Face à cette urgence, la ministre a présenté le projet « La forêt, c’est nous ! », une initiative nationale portée par la RDC pour renforcer la gestion durable de ses ressources naturelles. À travers ce programme, le gouvernement congolais entend protéger la biodiversité, restaurer les forêts dégradées et valoriser les tourbières, un capital écologique unique au monde.
Marie Nyange a également précisé que la RDC a mis en place un programme ambitieux de foresterie, aligné sur les objectifs de régénération et de conservation. Ce plan met l’accent sur la souveraineté climatique du pays et sa volonté de jouer un rôle central dans la gouvernance environnementale mondiale.
À travers cette mobilisation, la RDC confirme son positionnement comme « pays-solution» dans la lutte contre le changement climatique. Le pays rappelle ainsi au monde que le temps des discours est révolu, l’heure est désormais à l’action.
John Wanyanga.




