RDC : Condamnation historique de Joseph Kabila à la peine de mort par la Haute Cour militaire.

Dans une décision choc rendue ce mardi 30 septembre 2025, la Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a condamné par contumace l’ancien président Joseph Kabila kabange à la peine de mort, pour une série de charges graves dont crimes de guerre, trahison, complot, apologie de l’insurrection et participation criminelle avec l’AFC/M23. Le tribunal ordonne son arrestation immédiate. La sentence prévoit également que Kabila verse 29 milliards de FC à l’État congolais, 2 milliards USD à la province du Sud-Kivu et 2 milliards USD à celle du Nord-Kivu.

Ce verdict intervient dans une atmosphère déjà tendue politiquement, où l’ancien chef de l’État est accusé depuis longtemps de collusion avec des mouvements rebelles. La Haute Cour militaire, compétente pour juger les crimes liés à la sécurité nationale, a estimé qu’il existait des preuves suffisantes pour retenir l’intégralité des accusations portées contre lui. La condamnation à mort, rarement utilisée dans la pratique, marque un tournant sans précédent dans l’histoire politique de la RDC.

La réaction du Front Commun pour le Congo (FCC), plateforme politique de Kabila, ne s’est pas fait attendre. Via un communiqué officiel, le FCC qualifie cette condamnation de procédure illégale et politiquement motivée, dénonçant une instrumentalisation de la justice à des fins de « règlement de comptes » face à un retour imminent de l’ancien président. Le regroupement rappelle que Joseph Kabila bénéficie du statut de sénateur à vie, protégé par l’article 104 alinéa 7 de la Constitution, et que toute levée d’immunité nécessite un vote à la majorité des deux tiers des chambres réunies en Congrès, selon la loi n° 18/021 du 26 juillet 2018 [1] .

Au-delà de la symbolique, cette décision expose la RDC à une crise institutionnelle profonde. Beaucoup craignent que le pays bascule dans une série d’affrontements politiques et légaux, tandis que l’opinion nationale comme internationale scrute chaque étape du processus de mise à exécution de ce jugement.

La décision de condamner un ancien chef d’État à la peine capitale pourrait être perçue comme un précédent dangereux pour l’État de droit.

John Wanyanga.

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