Le gouvernement de la république s’est engagé à élaborer le pacte énergétique national avec ses partenaires multilatéraux. L’objectif est de développer le secteur et élargir l’accès des populations à l’électricité d’ici 2030. Cet engagement des pouvoirs publics a été pris, au cours de la réunion du conseil des ministres, tenue le 17 septembre 2025 à Brazzaville.
Les membres du Conseil des ministres se sont réunis en conseil des ministres, sous l’autorité du président du chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso. Au cours de cette réunion, ils ont approuvé le projet de décret portant approbation du Pacte national énergétique de la République du Congo, conformément à la Convention de Dar es Salaam, qui vise à fournir à l’horizon 2030, l’électricité à près de 6 millions de Congolais. La mise en œuvre de ce projet permettra au gouvernement de développer les infrastructures énergétiques.
Selon le compte-rendu de cette réunion, fait par le garde des Sceaux, ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga, ce pacte vise, à réhabiliter et développer les infrastructures énergétiques à des coûts compétitifs, tirer parti des avantages d’une intégration régionale accrue et progresser vers l’accès universel à l’énergie en mettant l’accent sur les zones rurales et mal desservies, ainsi qu’accélérer l’adoption de solutions de puissance propre.
Il s’agit pour le Gouvernement d’« arrimer le Congo à la mission 300 » à l’issue « des discussions et consultations avec diverses parties-prenantes, notamment les partenaires techniques et financiers au développement, le secteur privé et la société civile », a indiqué le garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Les membres du gouvernement ont également, à cette occasion, adopté trois autres projets de décret, émanant du ministère en charge des affaires foncières et du domaine public. L’un des décrets proposés vise à conférer à une société de droit privé, l’occupation d’une prise de domaine public, en vue d’implanter une infrastructure portuaire moderne, destinée, notamment, à l’exploitation de potasses. Ce projet, dont les crédits sont exécutés à plus de 200 millions de dollars américains, est porteur d’un grand potentiel d’emploi tant dans les phases de construction que d’exploitation.
Un autre projet de décret examiné par les membres du Conseil des ministres, se propose de léguer, à titre gracieux, une réserve foncière de l’État d’une superficie de 3 hectares à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), pour l’implantation de son agence dans la ville de Dolisie (département du Niari), afin de mieux desservir les populations et les institutions financières locales.
Les membres du gouvernement ont, par ailleurs, suivi plusieurs communications faites à cette occasion, parmi lesquelles, celle relative à la transition vers le système de comptabilité nationale 2008, pour la production des comptes nationaux du Congo. Au terme de leur rencontre, ils ont procédé à des nominations au titre du ministère des Affaires foncières et du domaine public chargé des relations avec le Parlement et celui du ministère des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat.
Jules Marité.




