CEEAC : La RDC et le Rwanda appelés à privilégier le dialogue pour résoudre le conflit qui les oppose

Le président Equato-guinéen, Obiang Nguéma Mbasogo, président en exercice de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), a appelé le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), à privilégier la voix du dialogue pour résoudre le conflit qui les oppose depuis plusieurs décennies déjà.

« Notre communauté est actuellement confrontée à une grave crise sécuritaire qui affecte deux de ses Etats membres, la RDC et la République du Rwanda, qui sont engagés dans un conflit armé, ayant conduit à une situation humanitaire alarmante dans notre région », a déclaré le président Obiang Nguéma Mbasogo, le 7 février 2025, à Malabo, au terme de la session extraordinaire des Chefs d’Etats et de gouvernements de la CEEAC.

« En tant que président en exercice de la CEEAC, j’appelle au dialogue constructif, au respect de la souveraineté et de l’intégrité des Etats et je demande que les parties en conflits, adoptent des positions favorables aux moyens pacifiques, proposées dans le cadre du processus de Luanda », a-t-il poursuivi.

Le président en exercice de la CEEAC a également, condamné l’offensive menée en janvier dernier par les rebelles du M23 sur la ville de Goma, à l’est de la RDC et a exhorté l’ensemble des parties en conflit, à adopter des mesures prudentes, visant à limiter les effets négatifs de ce conflit armé, afin d’éviter qu’il n’aggrave la situation humanitaire, devenue insoutenable au sein de la sous-région Afrique centrale.

Par ailleurs, au terme de leur session extraordinaire, les Chefs d’Etats et de gouvernements de la CEEAC, ont pris un certain nombre de décisions visant à pacifier la sous-région, en proie à l’instabilité et aux conflits armés, à l’origine des crises humanitaires qu’elle traverse depuis plusieurs années.

Au sujet de ce conflit à l’est de la RDC, les dirigeants de l’Afrique centrale ont réaffirmé leur soutien au processus de Luanda et de Nairobi ainsi qu’à l’accord-cadre d’Addis-Abeba, signé en 2013, en vue du retour durable de la paix dans la sous-région.

Ils ont condamné l’activisme des groupes armés, des mouvements sécessionnistes opérants dans la sous-région et dans les pays voisins, et les ont invités à déposer les armes sans conditions ainsi qu’à s’engager résolument dans les processus de démobilisation, de désarmement et de réinsertion dans leurs pays respectifs.

Jules Marité

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