Le préfet de Brazzaville, Pierre Cébert Iboko Onangha a qualifié, le 7 février dernier, l’année 2024 de morose sur le plan administratif. Il a fait cette déclaration à l’occasion de la rentrée administrative de la préfecture de Brazzaville.
La préfecture de Brazzaville attendait, pour l’année 2024, 296 rapports d’activités que devaient produire les 74 directions départementales relevant de l’autorité du préfet. Mais, la moisson a été maigre, selon le préfet qui n’a reçu que 72 rapports d’activités seulement, sur les 296 rapports, soit 34,32%.
Le sujet a fait l’objet d’une communication du Préfet de Brazzaville qui est affirmé que 2024 était une année morose pour son administration, au regard de ces statistiques qui démontrent les contres performances réalisées par les 74 directions départementales que compte le département de Brazzaville. Le préfet de Brazzaville a, de façon détaillée, fait savoir que sur 74 attendus au premier trimestre 2024, seulement 22 rapports avaient été reçu seulement. Ce nombre a baissé au deuxième trimestre de la même année où, 15 rapports étaient parvenus à la préfecture de Brazzaville sur les 74 attendus. Les directions départementales de Brazzaville n’ont produit que 15 rapports d’activités par trimestre pendant les troisième et quatrième trimestres, alors qu’il leur en fallait 74 attendus.

Ce bilan sombre de l’année dernière ne devrait, en aucun cas ; être justifié par la conjoncture difficile qui n’est pas une exclusivité de Brazzaville, a dit le préfet Iboko Onangha. Ainsi et dorénavant, les directions départementales ont l’obligation de déposer leurs rapports d’activités à la préfecture de Brazzaville à la fin de chaque trimestre, a-t-il enjoint, avant d’exhorter tout le personnel de l’administration de Brazzaville au travail, à la rigueur et, surtout, au respect de la date du dépôt des rapports fixée au 15 mars, afin de lui permettre de faire la compilation de ces documents et avant de rendre compte à sa hiérarchie.
Le Préfet a, par la suite, invité les personnels administratifs à lire le Décret 2003-20 du 06-02-2003 sur la territoriale et intérioriser les articles 16, 17 19, sur la place qu’occupe le préfet en ces temps de démocratie.
Donnant lecture de l’article 16 de ce décret précité, Pierre Cébert Iboko Onangha a rappelé les prérogatives du préfet : « Le préfet exerce sous l’autorité des ministres compétents, le pouvoir hiérarchique sur les chefs des circonscriptions administratives, les chefs des services déconcentrés de l’Etat, et sur tous les agents de l’Etat, à l’exception des agents du corps judiciaire et des force armées » ; a-t-il précisé.
Le département de Brazzaville, a-t-il poursuivi comprend la commune de Brazzaville, la commune de Kintélé et le district de l’Île Mbamou.
Cette communication a été faite, notamment, devant le maire de Brazzaville, Bienvenue Batsimba, les maires de 9 arrondissements de la ville capitale, du sous-préfet de l’Ile Mbamou, de la secrétaire générale de la commune de Kintélé et des directeurs départementaux de Brazzaville.
Joséphine Lekonga




