Face à la montée en puissance de la délinquance juvénile, notamment dans les grandes villes du pays, le président Denis Sassou N’Guesso a appelé ses compatriote ses compatriotes à la responsabilité. Appel lancé devant les corps constitués nationaux et les forces vives de la nation, le 04 janvier dernier au palais des congrès à Brazzaville .
Le chef de l’Etat congolais s’exprimait au cours de la cérémonie d’échanges des vœux de nouvel an 2025, avec les acteurs nationaux, étatiques et non-étatiques. La question de la délinquance des jeunes, caractérisés, notamment, par des comportements déviants de certains jeunes au sein de la Cité, interpelle tous les Congolais en tant que parents, a déclaré Denis Sassou N’Guesso pour qui « le but de l’éducation est d’apprendre aux enfants non des faits mais des valeurs ». Pour lui, « l’éducation commence aux pieds d’une mère et, chaque mot qu’entendra le petit enfant concourra à sa personnalité ». Il a également fait observer que la plupart des hommes ont été égarés par le manque d’éducation.
Le président congolais a ainsi, fustigé l’attitude de plus en plus démissionnaire de nombreux parents qui, au lieu de chercher des solutions efficaces pouvant conduire à l’éradication du banditisme et de la délinquance juvénile, se limitent simplement à déplorer les actes récurrents perpétrés dans la société congolaise.
« Un tel raccourci », a fait remarquer le chef de l’Etat, renverrai les Congolais, à ce qui fut appelé, il y a quelque temps, ‘’la Bêtise Humaine’’, « une sorte de dissolvant politique » inventé pour diluer la responsabilité des uns et des autres dans les troubles socio-politiques que le Congo a connus au milieu des années 1990. « Quand on parle « des enfants d’aujourd’hui », convenons ensemble que le terme aujourd’hui ne désigne pas une filiation (…) plutôt le contexte marqué par d’importantes avancées technologiques, en l’occurrence au niveau des médias, progrès que les esprits malveillants tentent de distiller dans les milieux jeunes par le biais de la cybercriminalité », a précisé Denis Sassou N’Guesso.
S’agissant de la prise en charge de la jeunesse dans les programmes gouvernementaux en 2024, dite « année de la jeunesse », Denis Sassou N’Guesso a, notamment, salué la nécessité de voir se pérenniser les acquis enclenchés en 2024 en faveur de la jeunesse.

A ce sujet, le chef de l’Etat congolais a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts engagés dans ce vaste programme en faveur de la jeunesse, durant toute la période de mise en œuvre Plan national de développement (PND) 2022 – 2026, y compris au-delà de cette échéance ».
Selon le président Denis Sassou N’Guesso, la compréhension de la démarche du gouvernement par les devant les corps constitués nationaux et les forces vives de la nation est la juste expression qui témoigne de la cohérence de l’action engagée au profit des générations montantes, parce qu’au fondement de tout Etat, se trouve l’éducation de sa jeunesse, a laissé entendre le père de la nation congolaise.
Dans son évocation faite en amont, le premier président de la Cour suprême, Henri Bouka a, en effet, mis en garde contre une internalisation de la délinquance des jeunes, de leurs comportements déviants et de leurs égarements qui peuvent devenir une question existentielle, tant pour la jeunesse elle-même que pour l’Etat et la Nation. Face à cette urgence sécuritaire, Henri Bouka a plaidé pour un engagement prononcé des ainés, donc des parents, qui doivent selon lui, s’investir résolument dans l’encadrement de la jeunesse congolaise, en vue de son ressaisissement.
Il incombe, dans ces conditions, aux aînés de prendre toute la mesure des périls auxquels peut être exposée la Nation. Cette frange de la jeunesse qui se marginalise doit se ressaisir et revenir sur le droit chemin, c’est là une exigence non négociable, a martelé Henri Bouka.
Jules Marité




