Le président Denis Sassou N’Guesso a regagné Brazzaville, le 11 décembre en fin d’après-midi. Il était en visite de travail à Tripoli et à Benghazi en Libye. Sa mission entamée le 9 décembre, en terre libyenne consistait à mettre en œuvre la nouvelle stratégie de l’Union Africaine sur la réconciliation inter-libyenne.
Selon Denis Sassou N’Guesso, les libyens peuvent parvenir à signer la Charte nationale de réconciliation, la veille du prochain sommet de l’Union africaine en mi-février 2025 à Addis-Abeba, en présence de tous les membres du Comité de haut niveau, « si nous nous mobilisons tous ». Le président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la crise libyenne a fait cette déclaration, lors de la conférence de presse qu’il a coanimée à Tripoli avec Mohamed Al Younes Menfi, président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale libyen.
Denis Sassou N’Guesso s’est entretenu, le 09 décembre, à Tripoli, avec le président du conseil présidentiel libyen, Mohammed el-Menfi. L’entretien, qui s’est déroulé dans une ambiance fraternelle et conviviale, a permis au chef de l’Etat congolais de faire part, à son interlocuteur, de la nouvelle stratégie de l’UA : faire signer aux protagonistes libyens, la charte de réconciliation nationale et le document de justice traditionnelle.
Au terme de ses échanges avec le président du conseil présidentiel Libyen, Denis Sassou N’Guesso a salué les progrès significatifs réalisés par les parties en conflit. Il a également relevé la nécessité d’unifier le pays par le biais d’un processus de réconciliation nationale qui favorisera la cohésion sociale et politique.
Dans le cadre de la contribution africaine à la résolution du conflit libyen, le président Denis Sassou N’Guesso a également rencontré à Tripoli, le premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibah. Lors de l’entretien le chef de l’Etat congolais a délivré le même message au chef du Gouvernement libyen.
Le chef de l’Etat congolais a, par la suite, mis le cap sur Benghazi, où il a rencontré d’autres acteurs libyens impliqués dans la crise. Par eux, le maréchal Khalifa Haftar.
Soulignons que l’Union Africaine a toujours plaidé pour une solution négociée à la crise libyenne depuis son déclenchement en 2011. C’est cette position commune du continent que Denis Sassou N’Guesso a toujours été relayée dans les rendez-vous internationaux qui traitent de cette crise.




