La dépouille mortelle de l’ancien ministre et député Émile Mabonzo a été exposée, le mercredi 23 septembre 2026, au hall du Palais des congrès, à Brazzaville. Le président Denis Sassou-N’Guesso a salué la mémoire de cet ancien collaborateur qui s’est éteint, le 21 août 2026 dans sa ville natale, Nkayi, où il a été inhumé.
Portée par des éléments de la troupe d’honneur et couverte du drapeau national, la dépouille d’Émile Mabonzo a été exposée dans hall du Palais des congrès où elle a reçu l’hommage officiel de la République. Cette cérémonie d’adieu s’est déroulée en présence du président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, qui a salué la mémoire d’un de ses anciens collaborateurs qui a marqué la vie nationale.
L’oraison funèbre lu par Michel Djombo, ministre du développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé a retracé les grandes étapes de la vie et de la carrière de cet ancien serviteur de l’État, profondément attaché à sa terre natale.
Un parcours au service de l’État et de l’entreprise
Ancien cadre des régies financières et de la compagnie pétrolière Elf Congo, Émile Mabonzo avait mis ses compétences au service de l’État et de l’économie nationale.
Son parcours professionnel lui avait permis d’acquérir une double expérience, à la fois dans la gestion publique et dans le monde de l’entreprise. Il était ainsi présenté comme un cadre maîtrisant les exigences de l’action publique, les réalités de l’investissement et les enjeux liés à la conduite des hommes.
Le service public constituait pour lui, une véritable éthique fondée sur la rigueur, la responsabilité et le sens de l’État. La fidélité, le sens du devoir et l’engagement d’Émile Mabonzo ont conduit à son entrée au gouvernement en 2002 quand il a été nommé ministre du développement industriel, des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, avant d’occuper les fonctions de ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé.
L’oraison funèbre a également insisté sur les différentes formes de fidélité qui ont marqué la vie d’Émile Mabonzo qui a été élevé à la dignité de grand officier dans l’ordre du Mérite congolais en 1999.
Selon le ministre Djombo, le chef de l’État connaissait son expérience de haut fonctionnaire, sa maîtrise des questions liées aux finances publiques, mais aussi son parcours de cadre d’entreprise et sa connaissance des réalités de l’investissement. Il appréciait également sa rigueur, sa discrétion et sa loyauté, des qualités qui ont contribué à son maintien dans les responsabilités publiques.
Né, le 25 décembre 1951 à Jacob, actuelle Nkayi, Émile Mabonzo s’est éteint le 21 août 2026 dans cette même ville. Pour ses proches, son décès dans son village natal symbolise l’attachement qu’il a toujours eu, avec sa terre natale et avec ses ancêtres.
Conduite à Brazzaville, pour les besoins de la cérémonie officielle, après son décès à Nkayi, sa dépouille a été ramenée dans cette localité pour y être inhumée, conformément à la volonté de la famille.



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