CEMAC : Denis Sassou-N’Guesso échange avec Yvon Sana Bangui sur les reformes au sein de la BEAC.

Le président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso s’est entretenu, le 21 mai à Brazzaville, avec le gouverneur de la banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), sur l’évolution des réformes entreprises par cette institution financière communautaire.

A l’issue de l’audience, Yvon Sana Bangui a fait savoir à la presse que la BEAC s’emploie à la mise en œuvre desdites réformes, notamment, sur la question du rapatriement des fonds de restauration des sites miniers. La Banque centrale mène des négociations avec le secteur extractif depuis six ans sur le sujet.

 Le gouverneur de la BEAC a relevé l’incertitude que représente l’issue de ces négociations qui ont eu lieu en avril dernier à Washington. Selon Yvon Sana Bangui, cette incertitude a conduit la Banque centrale à réitérer sa nouvelle orientation tout en renvoyant ces négociations au niveau bilatéral, afin de relever l’un des défis de la sous-région, à savoir la rareté des ressources pour financer l’investissement.

Au cours de son entretien avec le chef de l’Etat congolais, le gouverneur de la BEAC a rassuré le président en exercice de la CEMAC sur l’engagement de la Banque centrale à préserver la stabilité macroéconomique de la zone qui, a-t-il poursuivi, continue à faire preuve de résilience malgré le contexte géopolitique dont la sous-région est exposée aux chocs extérieurs.

Il a également indiqué que la Banque centrale continue à travailler pour contenir la pression inflationniste, consolider les réserves de change au courant de l’année 2025, mais aussi à apporter le soutien nécessaire au secteur bancaire qui est, lui aussi, exposé notamment aux chocs exogènes.

Aussi, Yvon Sana Bangui a-t-il invité les pays de la zone CEMAC à prendre des initiatives encourageantes afin de renforcer les réserves de change, en faisant recours à la levée des fonds sur les marchés internationaux. C’est le cas de la République du Congo qui vient de lancer une émission obligataire de 850 millions de dollars destinée à refinancer sa dette. Il a salué cette initiative qui permet, selon Yvon Sana Bangui, entre autres, d’améliorer le service de la dette et, surtout, un apport de la liquidité dont la pression est exacerbée.

Joséphine LEKONGA

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