Élection : les congolais appelés aux urnes les 12 et 15 mars pour le 1er tour de la présidentielle.

Les électeurs congolais sont appelés aux urnes, au cours de la première quinzaine du mois de mars, pour le premier tour de la présidentielle. Cette annonce a été faite, au terme de la réunion du conseil des ministres, qui s’est tenue, le 20 janvier 2026 à Brazzaville, sous la très haute autorité du chef de l’État, Denis Sassou-N’Guesso. A l’issue de cette réunion, le calendrier du scrutin présidentiel qui pointe à l’horizon a été rendu public.

Selon ce calendrier publié à l’issue du conseil des ministres, l’ensemble des Congolais en âge de voter, va se rendre aux urnes, les 12 et 15 mars 2026, sur toute l’étendue du territoire national, pour le premier tour de l’élection du Président de la République. Le 12 mars est dédié au vote par anticipation des agents de la force publique qui voteront 72 heures avant le vote général. Celui-ci qui concerne les autres Congolais aura lieu le 15 mars, sur l’ensemble des 15 départements.

La campagne électorale pour le premier tour de cette élection, se déroulera du 28 février au 13 mars 2026. La journée du jeudi 12 mars 2026 sera considérée comme journée du « silence électoral », afin de laisser se dérouler les opérations de vote des agents de la force publique.

Outre le projet de décret portant convocation du corps électoral pour l’élection du Président de la République, les membres du conseil des ministres ont également, au cours de leur rencontre, approuvé trois projets de lois, au titre des ministères de la santé, de la recherche scientifique et de la réforme de l’État et deux projets de décrets, présentés respectivement par le ministère de l’économie et du plan ainsi que par celui des affaires foncières et du domaine public.

Au titre du ministère de la santé et de la population, les membres du conseil des ministres ont examiné et approuvé le projet de loi portant création de l’institut national de biologie et de veille sanitaire, dont la vocation est, notamment, d’améliorer la réactivité épidémiologique, grâce à des diagnostics avancés et de renforcer la souveraineté sanitaire et scientifique du pays.

« Il s’agit de mettre en place un laboratoire central de référence pour les analyses biomédicales, toxicologiques, physico-chimiques et microbiologiques, mais également pour les contrôles de qualité sanitaires et expertises relatifs à la biologie médicale, à l’alimentation, la nutrition, la pharmacie, l’eau, l’environnement et tous autres domaines en rapport avec la santé publique et la sécurité sanitaire », précise le compte-rendu du conseil des ministres.

Le conseil des ministres a en outre, au cours de sa réunion inaugurale, adopté un projet de décret portant autorisation expresse, à la société italienne ENI Congo d’’occuper une réserve foncière de l’État au lieu-dit « station fruitière de Loudima », d’une superficie de quinze (15) hectares, en vue notamment de la construction et de l’exploitation d’une unité industrielle de production d’huile d’oléagineux.

Le projet de loi portant orientation et développement de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, en république du Congo a également été approuvé par les membres du gouvernement. Ce projet vise à moderniser le système national de recherche scientifique et d’innovation technologique en l’adaptant aux enjeux actuels. Il s’inscrit dans une vaste réforme qui vise à arrimer la recherche aux objectifs de développement du pays et à respecter nos engagements tels que l’agenda 2063 de l’union africaine, les objectifs de développement durable (ODD) des nations-unies et la stratégie pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique 2024.

Jules Marité.

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