Urbanisme : le Congo s’engage à réduire les risques climatiques et à renforcer les infrastructures en milieu urbain.

La Banque mondiale a approuvé, le 30 octobre 2025, à Washington, un financement de 60 millions de dollars, au profit du projet de renforcement de la résilience urbaine (PRRU). Le projet est initié par le Congo pour, entre autres, réduire les risques d’érosion et d’inondation et à améliorer l’accès à des infrastructures dans certaines zones de Brazzaville et de Pointe-Noire.

L’accès à des services résilients au changement climatique et durables, dans certaines zones de Brazzaville et de Pointe-Noire, les deux principales villes de la République du Congo, fait partie de ce projet de renforcement de la résilience urbaine. Il s’inscrit dans le cadre de l’engagement à long terme de la Banque mondiale, en faveur du développement urbain en République du Congo et s’aligne sur le Plan national de développement (PND) 2022-2026 du gouvernement. L’objectif est aussi d’améliorer les infrastructures urbaines et la résilience aux changements climatiques, tout en stimulant la création d’emplois et le développement local.

La première composante du projet sera axée sur l’investissement dans la réduction des risques d’érosion et d’inondation ainsi que dans des infrastructures et des services durables et résilients aux changements climatiques à Brazzaville et à Pointe-Noire.

La deuxième composante complétera la première, en soutenant les politiques de développement urbain et de gestion des risques de catastrophe, en renforçant les institutions nationales et locales concernées et en améliorant leurs capacités en matière de planification et de gestion urbaine durable et résiliente.

Une fois lancé, le PRRU bénéficiera directement à environ 575 000 résidents dont, 350 000 à Brazzaville et 225 000 à Pointe-Noire. Il créera, notamment, plus de 450 000 emplois temporaires.

En raison d’importantes insuffisances en infrastructures à Brazzaville et à Pointe-Noire, l’augmentation des risques d’érosion et d’inondation menace une grande partie de la population et entraîne, chaque année, une perte de croissance économique, a expliqué dans un communiqué de presse, le responsable pays du Groupe de la Banque mondiale, pour la République du Congo, Alexandra Célestin.

« Ce projet permettra de combler ces lacunes en contribuant à réduire les risques climatiques, à élargir l’accès aux infrastructures et aux services, à favoriser le développement socioéconomique, à améliorer les conditions de vie et à soutenir la création d’emplois. », a-t-il précisé dans ce document.

Pour le directeur de division de la banque mondiale pour la République du Congo, Cheick F. Kante, le Congo est classé parmi les pays les plus vulnérables et les moins prêts à s’adapter aux changements climatiques. « D’où, l’importance de ce projet pour soutenir la République du Congo dans ses efforts visant à améliorer la résilience climatique en milieu urbain », a-t-il souligné.

D’après les données de la banque mondiale, la République du Congo est l’un des pays les plus urbanisés d’Afrique, avec 70 % de sa population qui vit dans des zones urbaines, principalement dans les deux plus grandes villes : Brazzaville et Pointe-Noire.

Jules Marité.

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