Finances publiques : le projet de budget de l’Etat exercice 2026 arrêté à 2 501 milliards de FCFA

Les membres du conseil des ministres se sont réunis, le 7 octobre dernier à Oyo, sous la très haute autorité du président de la république, Denis Sassou-N’Guesso. Au cours de cette réunion, ils ont examiné et adopté le projet de loi des finances portant budget de l’Etat exercice 2026.

Le projet de budget de l’Etat a été arrêté en recettes à 2 501, 4 milliards de francs CFA contre 2 550, 7 milliards de francs CFA en 2025. Les dépenses budgétaires prévues, s’établissent, quant à elles, à 2 267, 2 milliards de francs CFA en 2026 contre 2 198, 7 milliards de francs CFA.

Présenté par le ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Christian Yoka, ce projet de budget devrait permettre de dégager un excédent budgétaire estimé à 234, 2 milliards de francs CFA en 2026 contre 352 milliards de francs CFA en 2025, destiné essentiellement à la réduction du besoin de financement de la trésorerie.

S’inscrivant dans le cadre des orientations du cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2026-2028, il sera examiné avec le Parlement congolais lors du débat d’orientation budgétaire. Sa mise en œuvre vise à coordonner les grands équilibres macroéconomiques, à dynamiser la croissance, à améliorer la qualité de la dépense publique et à amplifier la baisse de l’endettement public.

Conformément aux orientations du cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028 et de la lettre de cadrage, la politique budgétaire en 2026 vise plusieurs objectifs, parmi lesquels, la consolidation des recettes publiques, à travers l’amélioration de l’efficacité de la collecte, la digitalisation du processus, la réduction des exonérations fiscales et l’optimisation des recettes issues des ressources naturelles.

Le gouvernement prévoit, une gestion rigoureuse des dépenses de fonctionnement pour dégager l’espace budgétaire nécessaire au financement des secteurs prioritaires tels que, les infrastructures, la santé, l’éducation et l’emploi des jeunes. Le renforcement de la résilience de l’économie par le développement des secteurs hors pétrole et la reconstitution du fonds de stabilisation à la banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), sont également des objectifs de ce projet de budget.

Il est élaboré dans un environnement économique international, caractérisé par la résilience de l’économie mondiale face à différents chocs. Les conséquences du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les effets de la guerre entre Israël et le Hamas, ainsi que les répercussions de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et les autres partenaires commerciaux, continuent de perturber les circuits d’approvisionnement en produits de base.

Sur le plan national, la croissance économique s’établirait à 3,6% en 2026, contre 3,1% en 2025 tandis que l’inflation est projetée à 3,0%. Cette dynamique est principalement portée par la bonne performance du secteur hors pétrole dont la croissance, atteindrait 4,2% cette année. Le secteur pétrolier quant à lui, afficherait une croissance de 1,2% avec une production estimée à 105 millions de barils. Le Prix du brut congolais est établi à 60,3%, se conformant ainsi à la norme communautaire.

Par Jules Marité.

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