Les dirigeants africains et russes se sont réunis à Moscou les 28 et 29 octobre 2026 pour le troisième sommet Russie-Afrique. Prenant la parole à la tribune de ses assises, le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a plaidé pour un partenariat pragmatique, équilibré et tourné vers la prospérité des peuples.
À Moscou, le chef de l’État congolais, Denis Sassou-N’Guesso, s’est adressé à ses pairs à l’occasion du troisième sommet Russie-Afrique. Il a axé son allocution sur les enjeux de paix, de sécurité, sans oublier la représentation de l’Afrique dans les instances internationales. Le dirigeant congolais a remercié Vladimir Poutine et l’a félicité pour l’organisation d’un rendez-vous qu’il a présenté comme désormais incontournable dans le dialogue entre la Russie et l’Afrique.
Transformer le potentiel africain en prospérité
Trois ans après le deuxième sommet de Saint-Pétersbourg, le président de la République du Congo a souligné la nécessité de franchir une nouvelle étape, destinée à convertir les engagements pris en résultats concrets et la volonté politique en progrès tangible pour les populations.
La thématique du sommet, a-t-il souligné, invite à construire un partenariat pragmatique, équilibré et porteur de prospérité. Cette coopération doit également contribuer à l’avènement d’un monde multipolaire plus juste, dans lequel chaque nation peut faire entendre sa voix et défendre ses intérêts légitimes.
L’Afrique, a poursuivi Denis Sassou-N’Guesso, dispose d’immenses ressources naturelles, humaines et économiques, ainsi que d’une jeunesse dynamique et d’un potentiel considérable. La responsabilité des dirigeants consiste désormais à transformer ces atouts en richesses, en emplois et en opportunités pour les populations. Le partenariat Russie-Afrique doit accompagner cette transformation à travers les investissements productifs, la formation du capital humain, la valorisation locale des ressources et le développement des capacités industrielles africaines, a martelé le chef de l’État congolais.
L’Afrique ne saurait rester un simple continent de ressources. Elle doit créer de la valeur, maîtriser ses choix stratégiques et participer pleinement à la définition des équilibres mondiaux.
Des engagements bilatéraux aux priorités climatiques
Pour la République du Congo, cette coopération doit créer des emplois, développer les compétences et améliorer durablement les conditions de vie des populations. Le président congolais a également rappelé l’initiative portée par son pays auprès des Nations Unies concernant la Décennie mondiale de l’afforestation et du reboisement. Il a remercié les participants pour leur soutien à l’adoption de cette initiative et les a invités à maintenir leur mobilisation.
Le lancement de cette décennie, à partir du 1ᵉʳ janvier 2027, doit ouvrir une nouvelle étape dans la restauration des écosystèmes et la lutte contre les changements climatiques.
En conclusion, Denis Sassou-N’Guesso a appelé à faire de ce troisième sommet Russie-Afrique une étape décisive dans la construction d’un partenariat renouvelé, équilibré et porteur de résultats. La portée de cette coopération devra se mesurer à sa capacité à renforcer la paix, à accélérer le développement et à offrir aux peuples africains et russes des perspectives concrètes de prospérité.
Joséphine Lékonga


