Le nouveau préfet du département de Brazzaville, Yves Bodler Ngongo, a officiellement pris ses fonctions le 28 août dans la capitale congolaise, au cours d’une cérémonie solennelle marquée par un appel à l’unité, la discipline collective et au renforcement de la présence de l’État auprès des populations.
Cette cérémonie solennelle a été marquée notamment par la lecture du texte de nomination par le préfet, inspecteur général de l’administration du territoire, M. Jacques Essissongo, et de la présentation de la biographie du nouveau préfet par le secrétaire général du département de Brazzaville, M. Thévy Duvel Mongouo Wando, avant son intronisation.
Procédant à l’intronisation officielle du nouveau préfet de Brazzaville, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Jean Olessongo Ondaye, lui a remis l’écharpe tricolore et le drapeau national, symboles de commandement, ainsi que les emblèmes de la République du Congo.

Dans son allocution de circonstance, Yves Bodler Ngongo a assuré qu’il s’engageait à servir l’État avec « loyauté, rigueur, impartialité et dévouement », tout en mettant l’accent sur la préservation de l’ordre public, la sécurité et l’amélioration des relations entre l’administration et les citoyens.
« Ma mission sera de servir l’État, garantir son autorité dans le département de Brazzaville, préserver l’ordre public et renforcer la proximité entre l’administration et les citoyens », a-t-il déclaré devant les autorités gouvernementales, les élus locaux, les responsables de la Force publique, les directeurs départementaux et les autres cadres administratifs réunis pour l’occasion.

Le préfet du département de Brazzaville a, à cet effet, exprimé sa reconnaissance au président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, pour la confiance placée en sa personne, ainsi qu’au ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye, pour son accompagnement dans le processus ayant conduit à sa nomination.
S’agissant des défis auxquels fait face la ville, Yves Bodler Ngongo a affirmé que l’autorité de l’État devrait s’exercer dans un esprit de justice, de responsabilité et d’humanité. Il a à pour cela appelé à une lutte collective contre l’incivisme, la violence et toutes les atteintes à la quiétude publique car, selon lui, le développement durable ne peut se faire sans sécurité.

Poursuivant son propos, le nouveau locataire de l’hôtel de la Préfecture a promis de placer la concertation au centre de sa méthode de travail, dans une collaboration étroite avec les collectivités locales, les administrateurs des arrondissements, les chefs de quartier et l’ensemble des forces vives du département de Brazzaville.
À l’endroit de la jeunesse, le nouveau préfet de Brazzaville les a invitées à faire preuve de responsabilité, d’initiatives et d’engagement citoyen, estimant que l’avenir de Brazzaville dépend de l’implication de tous. « Brazzaville est notre responsabilité commune, sa paix, sa salubrité, son développement et son rayonnement seront le fruit de notre intelligence collective », a-t-il indiqué au cours de sa prise de fonction.
Yves Bodler Ngongo a tenu par ailleurs à rappeler aux directeurs et chefs de services départementaux de Brazzaville leur devoir de collaboration avec l’autorité préfectorale, soulignant que le préfet demeure le représentant de l’État et le responsable hiérarchique de tous les services déconcentrés dans le département.
Cette prise de fonctions ouvre ainsi une nouvelle étape dans la gestion administrative de Brazzaville, avec l’ambition affichée de renforcer la cohésion entre les institutions publiques et les citoyens.
Joséphine Lékonga



