Présidentielle 2026 : le candidat Denis Sassou-N’Guesso va aux urnes avec les chances de l’emporter.

Les Congolais en âge de voter sont appelés aux urnes, le 15 mars 2026, pour élire ou réélire le président de la République. Ils accorderont leurs suffrages à l’un des sept candidats en lice, parmi lesquels, le Chef de l’Etat sortant Denis Sassou-N’Guesso, dont les partisans chantent la victoire par un coup K.O. Le candidat de la majorité présidentielle, va aux urnes avec les pronostics en sa faveur.

La campagne pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026, est arrivé à son terme, le 13 mars à minuit, le 14 étant une journée du « silence électoral ». Pendant deux semaines, le pays a vibré au rythme des meetings, des caravanes motorisées, des descentes de proximité et des séances d’explication des projets de société. Les affiches géantes et les banderoles multicolores, ont envahi les grandes artères des villes et villages du Congo, sans oublier des démonstrations de force, dans la mobilisation des électeurs. Tout cela appartient au passé. Reste que les urnes départagent ce débat, donnant ainsi la preuve de la maturité de la démocratie dans le pays.

Le principe sacro-saint de l’élection en démocratie, est que le candidat doit convaincre les électeurs de leur intérêt à voter pour lui. D’où, la nécessité de la campagne électorale, comme occasion pour le candidat d’être en face et au plus près des électeurs pour leur expliquer le bien-fondé du vote en sa faveur.

Homme politique expérimenté, le président sortant, Denis Sassou-N’Guesso a compris cet enjeu, en battant campagne dans tous les départements du Congo, avant de clôturer à Brazzaville, par ce que ses partisans ont appelé le « méga meeting » au Boulevard Alfred Raoul. Denis Sassou-N’Guesso avait un bilan à défendre, mais aussi un projet de société à expliquer. En face, il y a eu six autres candidats qui n’ont pas fourni le même effort sur le terrain. Aucun de ces six autres candidats n’a fait la ronde complète des départements comme Denis Sassou-N’Guesso.

Rien qu’à Brazzaville, le constat des habitants est que les supports de communication qui mettent en scène le président-candidat, laissent peu visibles les six autres prétendants en lice. Pour de nombreux citoyens, cette omniprésence visuelle illustre une course « déséquilibrée », non pas du fait de Denis Sassou-N’Guesso, puisqu’il a battu campagne sans parler de ses adversaires. Surtout, il ne leur a pas empêché de battre campagne.

D’ailleurs, certains électeurs avouent une méconnaissance totale des autres programmes. Un média, sur la place de Brazzaville, a même réalisé un reportage sur ces candidats invisibles qui refusaient de prendre la parole pendant la campagne électorale.

La lecture attentive du déroulement de la campagne, peut permettre de comprendre pourquoi les partisans de Denis Sassou-N’Guesso crient à la victoire dès le premier tour de l’élection. Leur conviction pourrait être fondée sur la manière dont la campagne électorale de leur candidat s’est déroulée. Il est en effet, le seul à avoir atteint le plus grand nombre d’électeurs à travers le pays. Ils iront voter, le 15 mars avec, en tête, le souvenir leur rencontre avec Denis Sassou-N’Guesso qui leur a parlé en face.

Quoi qu’on en dise, le dernier meeting du président candidat au boulevard Alfred Raoul, à Brazzaville, a démontré que l’homme est encore dans les cœurs de ses compatriotes. Il en a été de même à l’intérieur du pays. Il serait assez difficile de penser qu’un candidat dont la face et le projet de société ne sont pas connus des électeurs, attire les votes de ces derniers, juste parce qu’il est candidat.  

A cet effet, les Congolais espèrent que les résultats qui sortiront des urnes ne susciteront de remous. Le rêve de certains candidats de gagner l’élection, ne devrait pas leur faire perdre de vue que la logique dans une élection voudrait que celui qui a contacté plus d’électeurs obtienne plus de suffrages.  

La meilleure manière pour les Congolais de trancher ce débat est de se rendre massivement aux urnes, le 15 mars prochain, pour transformer leur adhésion « théorique » à la vision de leur candidat, en bulletins de vote dans l’urne, pour sa victoire certaine.

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