Transport : lancement des travaux de réhabilitation et de modernisation du CFCO.

Dans quatre ans, le chemin de fer Congo Océan (CFCO) changera de physionomie. Les travaux de sa réhabilitation et de sa modernisation ont été lancés par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, le vendredi 27 février 2026 à Brazzaville.

Les travaux dont le cout global est estimé à 595 millions de Dollars, seront réalisés par la société chinoise, Hunan construction investment Group CO.LTD, pendant quatre (4) ans (délai contractuel), suivant l’accord-cadre de coopération pour la construction des infrastructures, signé le 12 janvier 2026 à Changsha, en Chine, entre cette société et le gouvernement de la République du Congo.

Il s’agira notamment, de la reconstruction complète de la voie ferrée, des ouvrages d’art et du tunnel long et du remplacement systématique des anciens rails de la voie principale. Les traverses en bois seront également remplacées par les traverses en béton et l’engraissement des assises en ballast.

En raison de la vétusté avancée des gares ferroviaires, situées le long du CFCO, les travaux au niveau de ces infrastructures recommandent leur rénovation et leur modernisation, afin de les mettre en conformité avec les standards internationaux. Cette modernisation se fera au niveau des gares principales de Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Madingou, Bouansa, Loutété, Mindouli et Brazzaville avec, naturellement, la conservation de l’architecture initiale.

Hunan construction investment Group CO.LTD construira également des galeries marchandes ; la reconstruction et l’équipement des gares secondaires, dépôts et Postes d’entretien des locomotives et des wagons, permettant d’assurer la maintenance et la pérennisation des équipements ferroviaires qui seront acquis.

Les dernières avancées technologiques en matière de télécommunications, signalisations et énergie, permettront la mise à jour des réseaux et systèmes actuellement installés tout au long du CFCO, à travers l’acquisition des équipements du système de communication sans fil et par fibre optique entre le poste de commandement à Pointe-Noire et l’ensemble des gares ainsi que des équipements de communication entre les locomotives et les gares.

Par ailleurs, le matériel roulant dont sera équipé le CFCO, après sa période de rénovation, fera quant à lui, l’objet de renouvellement à travers l’acquisition de 10 nouvelles locomotives de ligne ; 100 wagons dont 40 porte-conteneurs, 20 couverts ; 4 trains voyageurs modernes et des stocks de pièces de rechange pour la réparation des locomotives et wagons nouvellement acquis. En perspective, l’ensemble du personnel technique bénéficiera des formations de pointe axée sur l’utilisation et la maintenance des nouveaux équipements et réseaux divers, dans les métiers du domaine ferroviaire.

Intervenant à cette occasion, le ministre d’Etat, ministre de l’aménagement du territoire et des grands travaux, Jean Jaqcues Bouya, a déclaré que la réhabilitation du CFCO, permettra de consolider le système de transport multimodal et entraînera la création des emplois des jeunes et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Tenant compte de l’apport du CFCO dans l’économie congolaise, Jean Jacques Bouya, a plaidé pour un modèle de gestion responsable et efficient, de cette infrastructure critique, afin de garantir le respect des pratiques et la fiabilité du service.

Construit par la Société de construction des Batignolles (SCB) et officiellement inauguré le 10 juillet 1934, le Chemin de Fer Congo-Océan relie Brazzaville et Pointe-Noire, la capitale économique congolaise, sur 510 Km. Initialement conçu pour le transport de matières premières, il a aussi joué un rôle crucial dans la mobilité des populations locales.

Après plusieurs décennies de gloire, au cours desquels, il a joué le rôle de poumon de l’économie congolaise et levier de développement économique sous-régional, le CFCO ploie aujourd’hui sous d’énormes difficultés techniques et financières, causées entre autres, par le vieillissement de la voie ferrée et des locomotives, l’absence de financements et bien d’autres. Face à cette situation critique que traverse le CFCO, des efforts sont en cours pour réhabiliter et moderniser cette infrastructure historique, vitale pour l’économie et la connectivité du pays.

Francis le parrain.

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