La situation économique et financière de la sous-tension CEMAC, a fait l’objet d’une session extraordinaire des chefs d’États et de gouvernements de cette communauté, ce 22 janvier 2026, à Brazzaville. Convoqué sur initiative du président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, président en exercice de la CEMAC, ce sommet visait à anticiper un choc économique, financier et monétaire susceptible de frapper la sous-région, au premier trimestre de l’année en cours.
Le sommet extraordinaire de la communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), qui s’est tenu dans un contexte international tendu, a été consacré à l’évaluation de la situation économique et financière de la Communauté, caractérisée, entre autres, par la chute continue des réserves d’échange de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).
Au terme du sommet, les chefs d’États de la CEMAC, ont pris une série de mesures rigoureuses pour redresser la situation macroéconomique, jugée préoccupante dans la sous-région. La feuille de route contraignante issue du sommet, est articulée autour de plusieurs axes prioritaires, tels que la discipline budgétaire et la transparence. Ici, les États sont sommés de mettre en cohérence leurs lois de finances avec leurs engagements internationaux, notamment, avec le fonds monétaire international (FMI). La digitalisation des finances publiques et la mise en place des Comptes Uniques du Trésor (CUT), doivent s’accélérer.
La souveraineté monétaire et le rapatriement des devises, constitue un autre axe qui exige le rapatriement des avoirs extérieurs des États et, surtout, des recettes d’exportation des entreprises, particulièrement dans le secteur extractif (pétrole et mines). Les négociations sur le rapatriement des fonds de restauration des sites pétroliers, doivent être finalisées sans délai.
La stabilité du secteur bancaire est aussi un autre axe qui, à moyen terme, réduira l’exposition des banques aux dettes souveraines pour assainir le secteur et renforcer le rôle de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC).
Pour cela, il faut un suivi trimestriel – autre axe – afin d’éviter que ces annonces restent lettre morte. A cet effet, le sommet a décidé de muscler le secrétariat technique du Programme des réformes économiques et financières de la Communauté (PREF-CEMAC). Ce programme qui effectuera désormais des missions d’évaluation trimestrielles, déposera son rapport du premier trimestre 2026 de toute urgence, avant les prochaines assemblées du FMI et de la Banque mondiale.
A la clôture des travaux, le président Denis Sassou-N’Guesso, a appelé la communauté à la prise de conscience : « Notre communauté constitue un atout que nous devons préserver et renforcer. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons surmonter les difficultés actuelles et bâtir de meilleures perspectives économiques et sociales pour nos États et nos populations », a-t-il déclaré.
Les dirigeants de la CEMAC ont, selon le communiqué final des travaux, rendu un vibrant hommage au président Denis Sassou-N’Guesso, notamment pour sa diligence.




