La représentante du Fonds des nations unies pour la population (FNUAP), en République du Congo a plaidé, le 8 janvier à Brazzaville, pour un appui budgétaire, en faveur de la santé sexuelle et de la reproduction, pour le bien-être de la population congolaise. Agnès Kayitankoré a fait ce plaidoyer au terme de son entretien avec le président de l’assemblée nationale, Isidore Mvouba.
Plusieurs questions de coopération liées, notamment, à la santé maternelle, à la lutte contre les violences faites aux femmes, à l’employabilité des jeunes ainsi qu’à leur prise en charge globale, ont constitué le menu des échanges entre Isidore Mvouba et Agnès Kayitankoré. L’objectif de ces questions est d’atteindre des objectifs du développement durable (ODD).
La représentante du FNUAP a rappelé à cette occasion, le rôle important que sont tenus de jouer les élus du peuple (députés), dans l’appui budgétaire pour la santé sexuelle et de la reproduction, au cours du processus de vote des budgets. Un investissement dans la santé, le capital humain, l’éducation et dans l’employabilité des jeunes, a un impact important sur le développement humain et peut contribuer au développement, selon Agnès Kayitankoré.
« C’est un élément important parce qu’un investissement dans la santé, un investissement dans le capital humain, dans l’éducation et avec l’employabilité des jeunes, ça nous ramène à avoir un dividende démographique qu’on peut être fier et pour contribuer au développement. Nous allons continuer à travailler ensemble pour pouvoir régler toutes ces questions pour le bien-être de la population, mais dans la contribution des priorités nationales et aussi l’atteinte des ODD », a déclaré la représentante du FNUAP, à sa sortie d’audience.

« Nous avons discuté du rôle important des membres (….) de l’Assemblée avec ses collaborateurs où, ils participent au vote du budget et le rôle important dans l’appui budgétaire pour la santé sexuelle et de la reproduction », a ajouté Agnès Kayi Tankoré, qui pense qu’une personne en bonne santé est capable de contribuer au développement du pays.
A cette même occasion, la diplomate onusienne, a voulu également s’assurer qu’aucune femme en République du Congo, ne peut plus mourir en donnant la vie et que le potentiel de chaque jeune soit pleinement réalisé.
« Nous avons discuté et voulu vraiment s’assurer que chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et que le potentiel de chaque jeune, est pleinement réalisé. Éviter tout décès maternel évitable. En même temps, nous avons évoqué la question des contraceptifs, des méthodes qui sont utilisées pour chaque couple, qui veut espacer ou donner naissance à un nombre qu’il désire. Et aussi, nous avons discuté d’un point clé sur la lutte contre les violences faites aux femmes et qu’il y ait même des sanctions », a-t-elle conclu.
À l’issue de l’audience, la Représentante résidente du FNUAP s’est dite satisfaite de la qualité des échanges et de l’oreille attentive accordée par Isidore Mvouba, réaffirmant la volonté de son institution de renforcer ce partenariat stratégique.
Actif en République du Congo depuis 1972, le FNUAP a soutenu le pays dans la mise en place de politiques de santé de la reproduction, la gestion des produits de santé, la planification familiale et la lutte contre les violences basées sur le genre. Dans ce sens, l’organisme onusien a ainsi, contribué à réduire la mortalité maternelle, à augmenter la prévalence contraceptive et à diminuer les taux de VIH/SIDA. Les programmes actuels du fonds, se concentrent sur une meilleure santé pour les mères et les nouveau-nés, y compris dans les communautés autochtones.
Jules Marité.




