La République démocratique du Congo et le Brésil entendent renforcer leur coopération bilatérale dans la lutte contre le changement climatique. Cette ambition a été exprimée par les deux pays à la faveur d’une réunion de haute portée qui s’est tenue le 15 octobre dernier à Brasilia entre les ministres de l’Environnement du Brésil, Marina Silva et de la RDC, Marie Nyange Ndambo.
La réunion de Brasilia s’inscrivait également dans le cadre des préparatifs des positions communes, en vue de la COP30 qui se tiendra à Belém (Brésil), du 10 au 21 novembre 2025. Les discussions entre Marina Silva et Marie Nyange Ndambo, figuraient de fortes attentes que les deux pays nourrissent pour la 30è conférence des Parties de Belém. Reconnus pour l’importance de leurs forêts dans la régulation du climat global, le Brésil et la RDC cherchent à consolider un partenariat plus solide, capable d’influencer les décisions internationales autour de la transition écologique.
La délégation brésilienne a exprimé son désir d’une collaboration élargie avec la RDC, non seulement sur les plans techniques et scientifiques, mais aussi pour faire de Kinshasa un pilier dans la promotion d’un front climat africain. L’alliance sollicitée avec les pays du bassin du Congo vise, notamment, à mutualiser les actions contre la déforestation, la dégradation des sols et la perte de la biodiversité.
La ministre congolaise de l’environnement, le Pr Marie Nyange Ndambo a, de son côté, réaffirmé la position de la RDC comme acteur incontournable dans la lutte climatique. Elle a souligné que le Brésil et la RDC sont véritablement les « poumons du monde » et que leur rôle doit être central dans la définition des politiques globales de préservation environnementale.

La ministre Nyange Ndambo a, par ailleurs, a mis en lumière les priorités nationales de la RDC, notamment, le programme « La Forêt, c’est Nous », dédié à la régénération et à la protection forestière, ainsi que le projet « Le Couloir Vert Kivu‑Kinshasa », conçu pour préserver la biodiversité entre les zones du Grand Kivu et de Kinshasa. Ces initiatives sont portées personnellement par le Président Félix Antoine Tshisekedi et la Première Ministre Judith Suminwa, a-t-elle précisé.
Marina Silva a apporté son appui du rôle central que doivent jouer les deux pays dans la définition des politiques globales de préservation environnementale. Elle s’est engagée à partager des études satellitaires démontrant que les zones forestières réagissent à l’augmentation des températures d’une manière comparable au fonctionnement des poumons face à la respiration. Ce parallèle métaphorique accentuant l’importance vitale des forêts dans le système climatique.
La réunion de Brasilia marque un tournant dans les relations brésilo-congolaises en ce qu’elle a posé les jalons d’un partenariat renforcé. À quelques semaines de la COP30, les engagements pris et les axes de coopération définis pourraient servir de base à une action commune crédible dans le combat pour un climat plus stable et une Terre mieux protégée.
John Wanyanga.




