Assemblée générale de l’ONU : Denis Sassou-N’Guesso prendra la parole ce soir

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso prendra la parole ce soir à la tribune de la 80ème Assemblée générale de l’ONU. Son intervention s’inscrit dans la suite logique du débat général, dont le coup d’envoi, a été donné le 23 septembre dernier et au cours duquel, les grands défis contemporains, notamment, la paix, la sécurité, le climat, l’environnement et le développement, sont passés en revue par les orateurs.

Portant la voix de son pays et de l’Afrique, Denis Sassou-N’Guesso devrait exprimer sa gratitude à la communauté internationale réunie à cette occasion, au siège des Nations unies, pour avoir adopté la résolution qui a proclamé la « Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement » entre 2027–2036.

Ecologiste convaincu, Denis Sassou-N’Guesso qui avait, en effet, porté cette initiative dans le cadre de la gestion durable des forêts, ne manquera pas, de sonner l’alarme sur le climat qui est aujourd’hui « la plus pressante de toutes les urgences », touchant au cœur de la vie, dans toute sa diversité.

Le chef de l’Etat congolais devra également, réaffirmer sa position en faveur du multilatéralisme, mais aussi, appellera à la solidarité mondiale, face aux multiples crises qui secouent la planète. Défenseur avéré de la paix, il ne devrait pas passer sous silence cette question avec un plaidoyer sur la paix, au regard des conflits armés et des inégalités croissantes dans le monde.

C’est le cas de la situation en Libye, dont il est à la tête du comité de haut niveau de l’Union Africaine (UA). Le président congolais pourrait ainsi, faire le point à ses pairs du monde, sur les avancées relatives à l’organisation de la Conférence de réconciliation inter-libyenne et, à la tenue des élections crédibles et transparentes, dont le chemin a été balisé lors de la 9ème réunion de l’UA sur la Libye tenue, en février 2024, à Brazzaville, capitale de la république du Congo.

La tribune des Nations-Unies apparait tout indiquée, pour Denis Sassou-N’Guesso, de réitérer son appel à tous les acteurs extérieurs, de respecter les différentes résolutions de l’UA et des Nations Unies, qui invitent les uns et les autres, à cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Libye et à se retirer de ce pays.

A noter que cette 80ème session de l’Assemblée générale de l’ONU vise, à renouveler l’engagement mondial en faveur de la paix, du développement et des droits humains. Elle met en évidence la nécessité de tenir les promesses des Objectifs de développement durable (ODD) et de renforcer la coopération mondiale. Elle se tient dans un contexte marqué par la décision de la République française et de plusieurs autres pays occidentaux, notamment, l’Espagne, le Royaume Uni, l’Australie, le Canada, le Portugal, la Belgique, Malte et le Luxembourg, de reconnaître l’Etat de la Palestine.

Les travaux de cette session sont dirigés par la journaliste et ancienne ministre des Affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock, qui a ouvert les travaux de cette session, en appelant d’une part, à honorer les principes fondateurs des Nations Unies, à savoir la paix, la sécurité, le développement durable et les droits de l’homme et, d’autre part, exhortant les participants au sursaut collectif, en faveur du multilatéralisme pour que la communauté internationale, soit en mesure de relever les défis et de réaliser les objectifs escomptés.

De nombreux défis remettent en question la pertinence de l‘ONU

De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a indiqué que ce débat général, intervient dans un contexte mondial, marqué par une multitude de défis qui remettent en question la pertinence des Nations Unies et la coopération internationale, tout en ajoutant qu’il est l’occasion de réaffirmer l’attachement à la primauté du droit international et à la centralité du multilatéralisme. Il a invité les pays membres de l’ONU, au respect principes fondateurs établis par cette organisation mondiale.

« Quel monde voulons-nous bâtir ensemble ? La tâche est immense, alors même que nos moyens d’agir, eux, fondent comme neige au soleil », a déclaré le chef de l’ONU. « C’est une ère de bouleversements dangereux et de souffrances humaines incessantes », a-t-il ajouté. Les principes des Nations Unies qui ont été établis, sont assiégés, a poursuivi Antonio Guterres, qui a affirmé que « les piliers de la paix et du progrès vacillent sous le poids de l’impunité, des inégalités et de l’indifférence ».

Le brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, le premier des chefs d’Etat à prendre la parole à l’ouverture du débat, s’est dit convaincu que seul, le multilatéralisme permettra de surmonter l’urgence climatique.  Dans cette perspective, il a notamment rappelé que son pays est l’hôte de la COP 30, en cette année 2025.

Le président des Etats-Unis d’Amériques, Donald Trump, a de son côté, ironisé sur les efforts fournis par les Nations-Unies : « Les deux choses que j’ai reçues des Nations Unies, c’est un mauvais escalator et un mauvais prompteur », a-t-il lancé.

Joséphine Lékonga

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