Dans une démarche aussi symbolique que stratégique, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) lancent un appel solennel à tous les militaires congolais intégrés de force dans la rébellion de l’AFC/M23. Ce geste s’inscrit dans le cadre d’une politique plus large de restauration de l’unité nationale, dans un contexte sécuritaire tendu à l’Est du pays.
Dans un communiqué officiel, le porte-parole des FARDC exhorte : « Faites tout ce qui est possible pour retrouver le camp de la patrie, comme l’ont déjà fait beaucoup d’autres parmi vous. À la moindre occasion, faites tout pour tourner les canons contre l’ennemi, quitter ses rangs et rejoindre les FARDC. » Ces mots traduisent une volonté d’offrir une porte de sortie aux soldats qui ont été contraints, souvent sous la contrainte, de rejoindre les rangs rebelles.
Cette invitation intervient alors que de nombreuses enquêtes soulignent que certains combattants de l’AFC/M23 seraient des soldats réguliers recrutés de force, ou sous des pressions diverses. Les FARDC semblent vouloir capitaliser sur cette faiblesse, non seulement pour affaiblir la rébellion, mais aussi pour reconstruire la cohésion dans les rangs de l’armée nationale.
Pour rappel, cela fait déjà un peu plus de cinq mois que les rebelles de l’AFC/M23 occupent les villes de Goma et Bukavu, où ils ont imposé leur propre système éducatif, sécuritaire et administratif.
Le communiqué ne se contente pas d’un simple appel moral. Il insiste sur l’importance de la responsabilité individuelle, tout en affirmant que l’armée offrira des conditions plus favorables à ceux qui feront le choix de rentrer. Un tel engagement pourrait inclure des garanties de sécurité, un traitement juste, et une réintégration dans une structure militaire régulière, mais les détails restent à clarifier.
Par ailleurs, cet appel arrive dans un contexte de montée des tensions à l’Assemblée nationale. Les débats autour de la réforme de la défense, le budget militaire, et les opérations dans l’Est divisent toujours les élus.
John wanyanga




