La Cour de cassation de la République démocratique du Congo a rendu, ce mardi à Kinshasa, un arrêt retentissant dans une affaire de détournement de fonds publics impliquant Constant Mutamba, ancien ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux. L’ex-membre du gouvernement a été condamné à trois ans de travaux forcés, assortis de peines complémentaires d’inéligibilité et d’interdiction d’accès aux fonctions publiques à l’issue de sa peine.
La décision de la plus haute juridiction du pays, constatée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), vient clore un procès très suivi par l’opinion publique. Constant Mutamba était poursuivi pour le détournement présumé de fonds alloués à la construction d’un établissement pénitentiaire à Kisangani, dans la province de la Tshopo, située dans le nord-est du pays.
La prison moderne censée désengorger les établissements existants et améliorer les conditions carcérales dans cette région. Cependant, selon les éléments retenus par la Cour, les travaux n’ont jamais été achevés, alors que les fonds avaient bel et bien été consommés sous la responsabilité du ministère dirigé à l’époque par M. Mutamba.
Le jugement rendu par la Cour de cassation s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre l’impunité et la corruption, promue par les institutions judiciaires congolaises sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Par ailleurs, cette condamnation pourrait avoir des répercussions politiques pour Constant Mutamba, figure montante du paysage Politique congolais. Son avenir politique se trouve désormais compromis par l’inéligibilité qui l’écarte des compétitions électorales à venir.
John wanyanga




