Littérature : la Collection Gallimard accueille le poète Gabriel Mwènè Okoundji.

Le poète congolais, Gabriel Mouènè Okoundji a publié aux éditions Gallimard, une anthologie, sous le titre « L’âme blessée d’un éléphant noir ». Il est le deuxième poète africain à entrer dans ce cercle considéré comme restreint. Dans son édition Afrique du 29 avril dernier, TV5monde a consacré sa page culture à cette anthologie, commentée par le journaliste et écrivain Christian Eboulé dont stn-info reproduit ci-dessous, quelques séquences.

Présentant, le poète, a fait savoir qu’il est enseignement Psychologue et conseiller culturel en milieu hospitalier et au sein des associations. Selon Christian Eboulé, Gabriel Mwènè Okoundji dit de lui-même qu’il « n’est poète que par accident » et surtout qu’«il est et restera un apprenti poète.» Sa poésie « n’est écrite que par nécessité d’un support car, je me considère viscéralement comme un interprète de la voix des anciens qui a mûri dans mon ventre » a rappelé le journaliste de TV5monde, citant l’auteur.

Pour démontrer son lien étroit avec les anciens, Christian Eboulé convoque le poète qui fait recourt à la sagesse des anciens pour s’exprimer sans un des textes de l’anthologie : « Si ton itinéraire te désavoue, accepte de tomber sans précaution, la chute est humaine, ne pleure pas, elle est le témoin de la traversée des sentiers ne pleure pas l’expérience est au prix de la marche éternelle verse des larmes si ton cœur mordu par la douleur te le réclame mais ne pleure pas ».

Evoquant les anciens ou les ancêtres dont parle le poète dans son ouvrage, Christian Eboulé a mentionné deux figures très marquantes : il s’agit de Bernadette Ampili, que l’auteur appelait « sa tante-mère » qui, selon l’auteur, a entretenu et consolidé la flamme de sa passion pour la poésie, parce qu’elle savait dire les pleurs, parce qu’elle savait conter, savait clamer ; parce qu’elle savait dire la bonne parole cachée dans la coquille de l’énigme, a expliqué le journaliste.

L’autre figure évoquée par Christain Eboulé a pour nom, Papa Pampou, le maître, le père spirituel que l’auteur a surnommé le « colonel du savoir et de la sagesse ». Papa Pampou est également un « Djimi », c’est-à-dire, un homme qui est à la fois un sage, un conteur, un historien et un philosophe, selon la signification donnée par les originaires du village Okondo, village natal de Mwènè Okoundji, dans le département de la Cuvette Ouest.

Pour parler du poète qu’est Gabriel Okoundji, Christian Eboulé convoque son compatriote et préfacier de l’anthologie, Boniface Mongo-Mbousa, en estimant qu’il en parle mieux de cet aspect. Selon Eboulé, Mongo-Mboussa dit de Gabriel Okoundji « qu’il est à la fois poète et moyen, ce qui fait de lui une sorte de VOIX et de VOIE qui éveille les consciences »

Le journaliste ajoute que le poète lui-même répond le mieux aux questions sur la qualification de sa poésie et la présentation du poète. Pour Gabriel Okoundji, « le poète est avant tout un homme plongé dans l’ordinaire de l’histoire humaine », avant d’ajouter : « ma poésie n’est pas une poésie de la blessure, ni de la révolte. Elle n’habite pas, non plus, la désespérance ; elle est une poésie d’initiation ». Ce qui signifie que Gabriel Mwènè Okoundji est un poète initiatique, a conclu Christian Eboulé sur le plateau de TV5monde.

Les textes de Gabriel Mwènè Okoundji sont étudiés dans les universités, traduits en plusieurs langues, a-t-on indiqué

Joséphine Lékonga

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