Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso effectuera une visite officielle à Paris en France, dans les tous prochains jours, sur invitation de son homologue français, Emmanuel Macron. Les enjeux de cette visite ont été au centre de l’audience que le chef de l’Etat congolais a accordée à l’ambassadeur de France au Congo, Claire Bondonyi, ce vendredi 7 mars.
La prochaine visite officielle du président Sassou-N’Guesso en France s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui existent entre le Congo et ce pays. Les enjeux de cette visite officielle qui se déroulera dans un contexte régional particulier, ont été au centre des échanges entre Denis Sassou-N’Guesso et Claire Bodony, ambassadrice de France au Congo.
« Il y a toujours du nouveau dans la coopération entre le Congo et la France. Nous avons beaucoup de partenariats en cours. Nous avons fait le point de ces partenariats, particulièrement dans la perspective de la visite officielle de son Excellence le chef de l’État à Paris, dans un contexte régional que vous connaissez, qui est assez particulier », a déclaré l’ambassadrice de France à sa sortie d’audience.
Selon Claire Bodony, «c’est dans un moment diplomatique particulièrement important pour la région que s’insère cette visite officielle. Et puis nous avons évidemment, comme il est d’usage, discuté du programme, des entretiens, des attentes que le partenaire congolais place dans cette visite officielle ». Elle a expliqué qu’il s’agit de « travailler de façon opérationnelle dans le bien commun des deux pays, que chacun puisse y trouver ce que l’on appelle un partenariat gagnant-gagnant ».

Hormis la prochaine visite officielle en France, Denis Sassou-N’Guesso et Claire Bondonyi, ont également, au cours de leur entretien, évoqué les différents projets inscrits dans le cadre de la coopération franco-congolaise et qui attendent leur exécution. Au nombre de ces projets figurent en bonne place, le projet du prolongement de la corniche sud de Brazzaville et celui destiné à l’aménagement des berges de la rivière Tsiemé, financé par l’agence française de développement (AFD) et dont les travaux pourraient débuter dans les brefs délais.
S’agissant du projet d’aménagement des berges de la rivière Tsiemé, la diplomate française qui a souligné l’importance de ce projet d’assainissement, a indiqué qu’il est suffisamment avancé et va démarrer dans un bref délai avec la phase des expropriations des populations riveraines de la rivière Tsiemé.
« Nous en sommes à un moment où les autorités congolaises ont identifié l’ensemble des habitants de la région et ont lancé un dialogue avec chaque famille de dédommagement, puisque les travaux d’assainissement devront écarter les axes et donc devront conduire à ce que les familles qui sont installées à cet endroit trouvent à se loger ailleurs », a précisé l’ambassadrice de France.
« Du côté de l’Agence française de développement, les appels d’offres ont été lancés pour que les travaux puissent commencer dans les meilleurs délais. Mais évidemment, avant cela, il fallait vraiment s’occuper des habitants et je crois qu’on est collectivement assez satisfaits de la façon dont les entretiens se sont conduits avec les habitants à travers notamment les chefs de quartier », a-t-elle conclu.
Jules Marité




