Afrique/Energie : Denis Sassou N’Guesso présente les potentialités énergétiques du bassin du Congo

Au cours du sommet africain sur l’énergie, tenu les 27 et 28 janvier à Dar Es Salam (Tanzanie), plusieurs personnalités de haut niveau ont exposé sur des thématiques variées qui ont enrichi les conclusions de ces assises. Intervenant à cette occasion, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso a présenté les potentialités dont regorge le bassin du Congo, tant en matière d’hydroélectricité que d’énergie solaire.

Jouant sa partition dans la résolution du problème énergétique qui se pose avec acuité en Afrique, le président de la République a déclaré que « les pays du bassin du Congo ont déjà identifié un ensemble de projets. L’hydroélectricité, je dis 200 000 MW. En le disant, je pense à l’extraordinaire site d’Inga et d’autres. Et nous sommes donc, au niveau du bassin du Congo, en mesure, avec ce projet que nous lançons aujourd’hui, nous sommes donc en mesure de fournir de l’électricité à l’Afrique », a affirmé Denis Sassou N’Guesso.

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina a donné le ton de l’action et de la mise en œuvre, avant d’appeler à la participation active de diverses parties prenantes, notamment des institutions bilatérales et multilatérales, des entités du secteur privé, des organisations de la société civile. S’exprimant lors de la première table ronde de ce sommet, il a déclaré que « notre mission ici est de dire que nous avons besoin de tout le monde… Il ne s’agit pas de nous, mais de ceux qui ne sont pas là, et nous devons écouter et entendre et nous assurer que ce sommet est axé sur l’action. Nous ne pouvons pas laisser perdurer une situation où l’Afrique n’a pas assez d’électricité ». Devant l’auditoire composé de plusieurs ministres africains de l’Énergie, des partenaires internationaux au développement et des acteurs du secteur privé, des organisations de la société civile et des fondations, M. Adesina a souligné que « la voie à suivre pour atteindre ces 300 millions de personnes est toute tracée, grâce à l’électricité, l’Afrique ne se contentera pas de répondre aux attentes, mais les dépassera devenant un continent compétitif et prospère ».

Les chefs d’Etat et de gouvernement au sommet africain sur l’énergie (Dar Es Salam, Tanzanie), les 27et 28 janvier 2025

A son tour, le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga s’est montré optimiste quant à l’initiative “Mission 300”. Il a affirmé que les objectifs ambitieux de ce projet sont réalisables, grâce à un travail acharné, notamment en garantissant un environnement propice à la participation du secteur privé. Il a également souligné la nécessité d’une prévisibilité des devises, de cadres réglementaires et de l’acquisition de terres pour encourager les investissements soutenant la “Mission 300”.

De son côté, le président de la Fondation Rockefeller, Rajiv Shah, a appelé les philanthropes du monde entier à soutenir l’initiative. « Rejoignez-nous pour soutenir les idées de cette initiative et les pactes nationaux que les dirigeants signeront. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir des économies africaines, l’avenir des jeunes africains et l’avenir de notre monde », a-t-il lancé, annonçant que sa fondation s’engageait à verser 65 millions de dollars au programme.
S’exprimant après la discussion informelle, la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohammed, a souligné que l’accès à l’énergie ne concerne pas seulement la fourniture d’électricité, mais aussi ce que cette électricité permet de connecter et de rendre possible.

Les chefs d’Etat prennent des engagements à Dar Es Salam

Au terme du sommet, le 28 janvier, les 30 Chefs d’État et de gouvernement africains présents à ces assises se sont engagés à mettre en œuvre des réformes et des mesures concrètes afin d’élargir l’accès à une électricité fiable, abordable et durable pour alimenter la croissance économique, améliorer la qualité de vie et stimuler la création d’emplois sur le continent.

Les partenaires de « Mission 300 » se sont, également, engagés de leur côté, à apporter un appui dépassant les 50 milliards de dollars pour augmenter l’accès à l’énergie dans toute l’Afrique. Une douzaine de pays dont la Côte d’Ivoire, la RD Congo, le Libéria, Madagascar, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Tanzanie, le Tchad et la Zambie, ont présenté des pactes énergétiques nationaux détaillés qui fixent des cibles pour renforcer l’accès à l’électricité, accroître la part des énergies renouvelables et attirer des capitaux privés supplémentaires.

Ces plans d’action nationaux sont assortis de délais et se concentrent sur l’augmentation de la production d’électricité à moindre coût, le développement du raccordement à l’électricité et l’intégration énergétique au niveau régional. Ils visent en outre à renforcer l’efficacité des services publics et à élargir l’accès aux solutions de cuisson propre.

Jules Marité

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