Congo/Economie : réduire la dette, parmi les engagements ferme de Christian Yoka, nouveau ministre des finances

Le ministre des finances, Christian Yoka a accordé sa première interview à la presse, en marge du premier conseil des ministre de la nouvelle équipe gouvernementale mise en place au début du mois en cours. Le nouvel argentier congolais s’est engagé, notamment, à réduire les tensions sur la dette et le coût du service de la dette en s’attaquant aux emprunts et aux dépenses.

Christian Yoka a déclaré qu’il travaillera d’urgence pour relever les défis auxquels est son pays, le République du Congo est confronté dont l’économique est étroitement lié à la production et aux prix du pétrole. « En raison des différentes crises que nous avons eues (COVID-19, puis l’Ukraine) et chaque fois que vous avez toutes ces situations géopolitiques, le pays est dans une situation désastreuse » », a-t-il déclaré.

La diversification de l’économie, à travers le développement de l’agriculture et du tourisme permettrait d’échapper au cycle actuel d’expansion et de ralentissement dicté par la dépendance à l’égard du pétrole, selon le ministre.

La dette un véritable fardeau, selon le ministre qui estime que « le remboursement auquel le pays doit faire face pèse évidemment sur les réserves de change ». Le ratio dette/PIB figure ainsi en première place sur liste des problèmes à résoudre figure. Le ministre Christian Yoka vise un ratio dette/PIB de 70 % ou moins d’ici cinq ans, a-t-il estimé.

La dette en monnaie locale est un problème plus urgent, selon Christian Yoka qui souligne que son « objectif serait de me concentrer sur cet aspect de la question de la dette et de voir si nous pouvons renégocier certaines conditions, si nous pouvons peut-être nous refinancer… afin d’essayer de réduire cette pression ».

Identifier les domaines où les dépenses seraient réduites

Selon le ministre congolais des finances, du budget et du portefeuille public, le pays doit arrêter de d’endetter pour financer les dépenses.

« Si nous continuons à emprunter uniquement pour financer les dépenses courantes, nous irons certainement dans le mur », a-t-il poursuivi. Pour lui, il est trop tôt pour dire si un autre échange de dette régionale pourrait être envisagé.

Christian Yoka a, cependant, souligné qu’il travaillait avec son équipe pour identifier les domaines dans lesquels il serait possible de réduire les dépenses et d’envisager de diminuer les paiements qu’il a qualifiés d’encombrants du service de la dette.

Il a affirmé que le rétablissement de la confiance dans la solvabilité du gouvernement est une priorité.
Le ministre a par ailleurs déclaré qu’il aborderait avec prudence le lancement d’un échange de dette contre développement, un projet étudié par son prédécesseur.

Au sujet de l’éventualité d’un nouveau programme de prêts du Fonds monétaire international, le ministre Yoka a fait savoir qu’il était trop tôt pour se prononcer, quand bien même, a-t-il ajouté, « le FMI est un partenaire clé pour nous ».

Le Fonds monétaire international sera à Brazzaville, en février prochain pour l’examen final de son programme actuel qui a accordé, au pays en 2022, pour trois ans 455 millions de dollars approuvés par le conseil d’administration du FMI en janvier 2022.

Signalons que Christian Yoka jouit d’une expérience de plus de vingt ans dans le domaine du financement du développement. A cet effet, il a, d’ailleurs, occupé le poste de directeur Afrique à l’Agence française de développement.

Joséphine Lekonga

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