Il fait une gouvernance rigoureuse pour maximiser les bénéfices. Tel est le précepte qui a galvanisé les agents et cadres du ministère en charge du Partenariat public-privé (Ppp). Leurs capacités ont été renforcées, le 21 février courant, au cours d’une formation en matière de négociation, de gestion et d’évaluation de projets.
Le recours aux partenaires, bien encadré et suivi, représente une solution innovante pour le Ppp dans le développement des infrastructures et des services publics, en s’appuyant sur une gouvernance rigoureuse et transparente qui constitue la clé pour maximiser les bénéfices.
Le formateur, l’ivoirien, Moussa Kouyaté, président du Comité national de pilotage des Ppp de la Côte d’Ivoire a présenté quelques bonnes pratiques essentielles pour garantir le succès des contrats de Ppp, souvent complexes et de long terme. Pour lui, il s’agit de réaliser les études commerciales, techniques, environnementales et financières, afin d’assurer la faisabilité juridique et technique des projets, tout en garantissant leur viabilité financière et leur impact positif sur les populations concernées.
Un autre point essentiel consiste à l’élaborer les contrats sécurisés, a poursuivi Moussa Kouyaté. «Face à des partenaires privés, souvent bien outillés et expérimentés, les États doivent s’entourer des meilleurs experts, notamment des avocats et conseillers, afin de renforcer leurs capacités de négociation et garantir un équilibre contractuel favorable », a-t-il souligné.
Le suivi rigoureux des contrats est une autre pratique incontournable, parce que faire des Ppp sans mécanisme de suivi est un risque, a poursuivi l’expert qui a ajouté que la mise en place d’instances de surveillance, d’audits réguliers et de comités de suivi est indispensable pour s’assurer du respect des engagements et, si nécessaire, appliquer des sanctions ou des pénalités aux opérateurs défaillants.

A ces pratiques, s’ajoutent la sélection rigoureuse des partenaires privés, l’acceptabilité sociale des projets et le respect des engagements contractuels qui est un pilier fondamental de la crédibilité des États. «Il est essentiel d’impliquer les populations et d’évaluer leur capacité à supporter les coûts des services avant d’engager un projet. Le contrat est la loi des parties. Un climat des affaires fiable et prévisible attire et retient les investisseurs. Le non-respect des engagements peut dissuader les partenaires privés et nuire à l’attractivité du pays », a renchéri l’expert ivoirien.
A l’ouverture de la formation, le directeur du cabinet du ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Ppp, M. Max Henri Monka a indiqué que ce séminaire visait à promouvoir une culture de partenariat fondée sur la transparence, la confiance mutuelle et l’efficacité. Il s’agissait, a-t-il précisé de partager les expériences, tant les succès et les défis rencontrés dans la mise en œuvre de ces projets, notamment, en Côte d’Ivoire.
Les échanges interactifs au cours du séminaire ont permis aux participants de mieux se préparer à relever les défis liés à la mise en œuvre des Ppp en République du Congo.
Joséphine Lekonga




