Environ 473 millions d’enfants, soit plus d’un enfant sur six, à travers la planète, vivent dans des zones touchées par un conflit ou déplacés de force par la violence. Les chiffres sont du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) qui a publié, en fin d’année dernière un communiqué depuis New York (États-Unis) sur le sujet.
Selon ce communiqué onusien, le nombre élevé d’enfants vivant dans des zones touchées par conflit bat le record, au regard de leurs droits bafoués. Ce constat s’illustre notamment, les enfants tués ou blessés, déscolarisés, privés de vaccins vitaux ou atteints de malnutrition.
Ces conflits, indique le document, perturbent l’accès aux services essentiels comme à l’eau salubre, à la nourriture et aux soins de santé, étant à l’origine de près de 80% de la totalité des besoins humanitaires à travers le monde.
En 2024, poursuit-il, le pourcentage mondial d’enfants a doublé, passant de 10% dans les années 1990 à près de 19%, à la période de publication de ce document.
Ainsi, la directrice générale de l’Unicef, Mme Catherine Russell, a exprimé son regret face à cette situation qui a atteint des proportions inquiétantes en 2024. « Au regard de la quasi-totalité des indicateurs, 2024 est l’une des pires années de l’histoire de l’Unicef pour les enfants pris au piège des conflits, tant en ce qui concerne le nombre d’enfants concernés que l’ampleur des répercussions de cette situation sur leur vie », s’alarme l’Unicef.

Pour elle, les tendances ont fait état de déplacements supplémentaires provoqués par l’intensification des conflits en Palestine, Haïti, au Liban, Myanmar et au Soudan, notamment. Les enfants constituent 30% de la population mondiale, mais représentent environ 40% des populations réfugiées et 49% des populations déplacées à l’intérieur de leur pays, selon le communiqué de l’Unicef.
Un enfant qui grandit dans une zone de conflit est beaucoup plus susceptible d’être déscolarisé et d’être atteint de malnutrition ou contraint de fuir de chez lui, estime l’organisme onusien chargé de l’enfance.
Joséphine LEKONGA




