Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a résolu de rehausser le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) à 70 400 cfa par mois, à compter de janvier 2025. Cette mesure vise l’amélioration des conditions de vie des travailleurs qui en seront bénéficiaires.
L’information a été annoncée au terme de la réunion du conseil des ministres tenu, le 8 novembre à Brazzaville, sous les auspices du chef de l’Etat. Le projet de décret fixant le montant du salaire minimum interprofessionnel garanti a été présenté au conseil des ministres par le ministre d’Etat, ministre de la fonction publique, du travail et sécurité sociale.
Selon le ministre d’Etat, Firmin Ayessa, ce texte est le fruit d’un processus de négociations et discussions engagées par les partenaires sociaux et le gouvernement depuis une dizaine d’années et fondé sur la nécessité de relever le montant du salaire minimum. Il oblige induit la mise à jour à mettre obligatoire des dispositions des conventions collectives et des statuts particuliers des organismes publics qui prévoient des salaires inférieurs à 70 400 frs CFA par mois. Le projet de décret abroge le décret du 21 décembre 2008 qui fixait le SMIG à 50 400 frs CFA par mois.
A cette occasion, le conseil des ministres a également examiné un autre texte fixant l’âge d’admission à la retraite des travailleurs relevant du code du travail. Il s’agit d’un projet de loi qui a pour objectif de permettre aux Congolais qui sont recrutés de plus en plus tardivement, de travailler plus longtemps, afin de bénéficier d’une pension normale de retraite. Cette réforme, validée par la commission nationale consultative du travail lors de sa session ordinaire du 18 juillet 2024, permettra aux entreprises du secteur privé de profiter plus longtemps des cadres expérimentés, a-t-on appris du compte-rendu du conseil des ministres.

Quand il sera adopté par le parlement, ce texte abrogera l’article 4 de la loi n°22-2010 du 10 décembre 2010 fixant l’âge d’admission à la retraite des travailleurs relevant du code du travail. Selon ce texte l’âge d’admission à la retraite est désormais fixé, selon les catégories, de travailleurs.
Ainsi, les manœuvres, les ouvriers et les autres travailleurs assimilés seront admis à la retraite à 60 ans, les agents de maitrise à 63 ans, les cadres à 65 ans. Les cadres hors catégorie, pour leur part, feront valoir leurs droits à la retraite à 70 ans.
Le projet de loi prévoit également la possibilité pour tout travailleur ayant cotisé pendant une durée requise pour bénéficier d’une pension normale, de prendre une retraite anticipée. Cette possibilité de retraite anticipée. A cet effet, cette retraite est fixée à 57 ans pour les manœuvres ; les ouvriers et les autres travailleurs assimilés à 60 ans pour les agents de maîtrise ; 63 ans pour les cadres et à 65 ans pour les cadres hors catégorie
Le projet de loi prévoit, en outre, que la durée de prolongation d’activités qui sera accordée par le ministre en charge du travail, ne peut dépasser deux ans.
Adopté par le conseil des ministres, ce projet de loi sera transmis au Parlement, lit-on dans le compte-rendu du conseil des ministres.
STN-INFO/Joséphine LEKONGA




