Le président de la République, S.E.M. Denis SASSOU-N’GUESSO, a procédé, ce 11 août 2026, à la mise en service officielle de la ligne très haute tension (THT) de 220 kV, devant permettre l’alimentation en énergie électrique de la zone industrielle et commerciale de Maloukou dans le district d’Igné, département de Djoué-Léfini.
Véritable maillon essentiel, la ligne électrique de Maloukou, d’une superficie de 16 hectares, vient combler le déficit en énergie électrique de cette zone industrielle et insuffler un tant soit peu le dynamisme tant attendu pour son essor économique.
Construit par la société SMEC pour un coût global de plus de 16 milliards F CFA, financé sur fonds propres de l’État, le poste de transformation électrique de Maloukou comprend notamment, deux travées-lignes de 220 kV en partance de Ngo et Djiri ; deux jeux de barres simples ; une travée-couplage barre 220 kV ; deux transformateurs auxiliaires de 2 x 400 kV et deux autres de puissance 2 x 45 MVA.
La ligne est également équipée d’un cadre de garde constitué d’un tournant de 96 fibres optiques de type OPGW de section 81 mm² ; de deux jeux de condensateurs 33 kV d’une puissance de 2 x 10 MVA ainsi que des bâtiments de contrôle commun, de distribution et de logement.
Dans sa présentation technique faite à cette occasion, le délégué général aux grands travaux, Oscar Otoka, a indiqué que le transport de la tension entre les localités de Yié et la zone industrielle de Maloukou est assuré par une ligne double terme supportée par des pylônes conçus pour une tension de 220 kV et implantés suivant un espacement de 300 m.

« En complément de cette infrastructure, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a signé le 7 novembre 2021 avec l’État congolais, un accord de près de 56 millions de dollars, en vue de la connexion du parc industriel de Madziélé au poste THT Source de Maloukou et de la construction du système d’adduction d’eau potable de cette zone économique », a déclaré Oscar Otoka. « L’électricité est donc désormais aux portes des usines pour leur fonctionnement », a-t-il martelé.
Dans son mot de bienvenue, le préfet du département de Djoué-Léfini, Léonidas Carel Mottom Mamoni, s’est dit satisfait du nouveau geste qui intervient dans son département quelques jours seulement après le lancement de la deuxième édition de la grande foire agricole du Congo (GFAC).
« La terre donne la matière première, mais l’industrie lui donne de la valeur. Et la connexion électrique qui sera lancée tout à l’heure, Excellence, ne sera pas un simple raccordement technique, elle symbolisera le passage du potentiel à la réalisation, de l’idée à l’ouvrage, de la matière à la richesse », a-t-il souligné.

Intervenant à cet effet, le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Ndiombo, a salué l’avènement d’un nouveau tournant dans l’opérationnalisation du parc industriel de Maloukou et l’amélioration des conditions de vie des populations dans cette partie.
Avec l’électricité, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour la zone industrielle et commerciale de Maloukou, s’est-il réjoui avant de lancer un appel aux investisseurs.
« Je veux donc lancer aujourd’hui, depuis Maloukou, un appel clair aux investisseurs nationaux et internationaux. Le Congo veut produire, le Congo veut transformer, le Congo veut industrialiser son économie et le Congo est prêt à accueillir celles et ceux qui souhaitent investir et produire à ses côtés », a déclaré Michel Djombo. Pour lui, la mise en service de la ligne de distribution d’énergie vient compléter les investissements déjà réalisés pour rendre cette plateforme industrielle pleinement opérationnelle.
Le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Bruno Jean-Richard Itoua, a de son côté loué les efforts consentis par le chef de l’État, Denis Sassou-N’Guesso, dans la construction des infrastructures économiques de base. Selon lui, l’arrivée de l’électricité dans la zone industrielle de Maloukou et les localités environnantes a une double portée. Il constitue à la fois une étape dans la concrétisation de la volonté présidentielle de développer l’industrie nationale et une avancée en matière d’accès de la population aux services essentiels.
Lancé en 2011, le parc industriel et commercial de Maloukou compte 16 usines industrielles, ayant permis de créer plus de 600 emplois.
Francis Leparrain




