Afrique : Denis Sassou N’Guesso appelle à une mobilisation des fonds propres pour le développement du continent.

Les travaux des 61èmes Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), ont officiellement débutés, le 26 mai au centre international des conférences de kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville. Placées sous le thème « Mobiliser les financements pour le développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », ces assises, mettent l’accent sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leurs capacités de financement face aux crises mondiales, aux tensions géopolitiques et aux défis climatiques.

Dans son allocution prononcée à l’ouverture de ces assises, qui offrent un cadre pour examiner les performances économiques, discuter des stratégies de développement durable sur le continent et renforcer la coopération régionale, le Chef de l’État congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a interpellé le continent sur sa capacité à mobiliser ses propres ressources dans un monde de plus en plus fragmenté.

« Il nous appartient de faire de nos ressources naturelles un moteur de transformation locale. Il nous appartient aussi de faire du financement du développement un outil de souveraineté, de justice sociale et de prospérité partagée », a insisté le président, congolais, rappelant que l’Afrique aspire aujourd’hui à des partenariats équilibrés.

Toutefois, Denis Sassou-N’Guesso, a fait remarquer à l’assistance que l’enjeu n’est pas seulement de trouver plus de ressources, mais surtout de bien les orienter, de mieux les utiliser et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations car, « la question du financement reste indissociable de celle de la responsabilité », a-t-il estimé.

Poursuivant son adresse, le chef de l’Etat congolais, a également appelé les gouvernements des Etats africains, à des réponses nouvelles et audacieuses notamment face aux défis liés aux Infrastructures, à l’énergie, l’agriculture, le numérique, la santé et la protection de l’environnement. Des défis qui bloquent le développement du continent et face auxquels, Denis Sassou-N’Guesso préconise, « d’approfondir les marchés financiers locaux, de renforcer les institutions régionales et de maximiser l’usage des instruments de garantie et de financement mixte pour capter, à la fois, l’épargne africaine et les capitaux internationaux ».

Abordant le thème des Assemblées annuelles de la BAD, Denis Sassou-N’Guesso, a indiqué que ce dernier résonne comme un impératif catégorique, avant de souligner que l’heure n’est donc plus aux demi-mesures : « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente », a-t-il reprécisé à cette occasion.

Le dirigeant congolais a par ailleurs, salué l’excellence de la coopération bilatérale qui lie le Congo et la BAD depuis de nombreux décennies et qui soutient de nombreux projets majeurs dans les secteurs de l’agriculture, l’énergie, la gouvernance et l’intégration régionale.

Pour Denis Sassou-N’Guesso, l’institution financière panafricaine est bien plus qu’une simple banque, elle est un « instrument de solidarité africaine » et un « partenaire stratégique des États ». Aussi, a-t-il invité la BAD à rester fidèle à sa vocation première, tout en continuant de plaider pour une architecture financière internationale plus juste, plus représentative et plus attentive aux réalités du continent.

Le vœu formulé par Denis Sassou-N’Guesso, a été que le mandat du président de la BAD, Sidi Ould Tah, permette de consolider les acquis de l’institution, accroître sa capacité de mobilisation et de renforcer son rôle de catalyseur des investissements sur le continent.

Les assemblées annuelles de la BAD, sont en phase avec les réformes profondes engagées en République du Congo. En effet, le pays s’est engagé dans une réflexion stratégique à long terme à travers l’initiative « Vision Congo 2063 ». Axé sur la diversification économique, la modernisation des infrastructures et la valorisation du capital humain, ce plan vise à répondre concrètement aux attentes de la population et de la jeunesse.

Jules Marité

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