La première table ronde des bailleurs de fonds pour le financement du plan d’investissement du Fonds bleu pour le bassin du Congo a permis de mobiliser des engagements évalués à près de 3,554 milliards de dollars et des garanties de financements. La table ronde s’est tenue en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) sous la houlette du chef de l’État congolais, initiateur du Fonds bleu pour le bassin du Congo, Denis Sassou-N’Guesso. Les présidents centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, et gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema ont pris part à ces travaux.
Dans la mobilisation des ressources destinées à financer les 63 projets en vue de protéger les écosystèmes du bassin du Congo et en faveur du développement d’une économie verte et bleue, cette première table ronde des bailleurs de fonds constitue une étape décisive.
La Banque mondiale, avec une enveloppe d’un milliard de dollars, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) qui s’est engagé à fournir 600 millions de dollars en trois ans, le Fonds vert pour le climat a prévu 320 millions de dollars, alors que la BAD et la Chambre de commerce africaine en Scandinavie, ont annoncé ensemble 350 millions de dollars sur les trois prochaines années sont les principaux contributeurs.
Les projets prioritaires du Fonds Bleu pour le bassin du Congo, visent entre autres, à concilier protection de l’environnement, adaptation au changement climatique et au développement socio-économique durable dans le bassin du Congo. Il s’agit, notamment, de la protection des forêts tropicales humides et des zones humides, essentielles pour la régulation climatique et de la biodiversité, la séquestration du carbone et la préservation des cours d’eau, des lacs humides.

Dans son mot de clôture, en sa qualité de président de la Commission climat du bassin du Congo, le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso a exprimé sa satisfaction pour les engagements financiers annoncés par les bailleurs. Pour lui, les participants à cette table ronde ont posé un pas supplémentaire dans la marche vers le début de la réalisation du mandat statutaire du Fonds bleu pour le bassin du Congo.
« Notre souhait est clair et précis : les premiers financements réels des projets doivent intervenir avant la fin de l’année 2026 », a déclaré Denis Sassou-N’Guesso qui a ajouté qu’avec le financement des projets issus des États et des organisations sous régionales, les pays du Bassin du Congo sont en train d’aller progressivement vers l’émergence d’une économie du climat réel et d’une économie du carbone au service du développement pour le bien-être des Etats et de leurs populations.
Le président de la Commission climat du bassin du Congo, a en outre indiqué que les États concernés ne ménageront aucun effort pour que les objectifs fixés par cette première étape soient atteints avec succès dans les délais fixés.
Ainsi, dans le processus de l’opérationnalisation de ces projets prioritaires et conformément à l’article 1er de ses statuts, le Fonds bleu pour le Bassin du Congo a pour mandat de mobiliser les ressources auprès des investisseurs, des bailleurs et des donateurs. Il se propose aussi de mobiliser des contributions des pays membres, en vue du financement de la mise en œuvre des programmes, projets et activités couvrant le développement durable, la lutte contre les changements climatiques et la promotion de l’économie bleue dans son champ d’intervention.
Joséphine Lekonga




