Les délégués vénus du Sénégal, du Tchad, de l’Angola, de l’Éthiopie et de la République du Congo font le point des progrès accomplis dans la lutte contre la poliomyélite dans la région africaine. La 35ème réunion de la Commission régionale pour la Certification de l’éradication de poliomyélite sur le continent les regroupe depuis le 2 décembre dernier, au centre international des conférences de Kintélé, non loin de Brazzaville.
Les participants visent pour objectif de renforcer la surveillance et de consolider les acquis de la lutte contre cette maladie invalidante. Outre le point qu’ils feront sur les progrès réalisés dans la lutte contre la poliomyélite, ils réaffirmeront l’engagement de chaque pays dans l’éradication de ce fléau et trouveront des solutions pour interrompre les épidémies de poliovirus variant d’ici la fin 2026. A l’occasion, les participants évoqueront, notamment, les défis à relever et les perspectives au niveau de la région africaine et dans le monde.
Dans son allocution prononcée à l’ouverture des travaux, le représentant de l’organisation mondiale pour la santé (OMS) au Congo, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, a appelé à une collaboration régionale toujours plus étroite, notamment, pour soutenir les zones à risque, renforcer les capacités techniques des équipes nationales et favoriser la cohérence des approches de vaccination et de surveillance. Il a également présenté la situation du Congo dans la lutte contre la poliomyélite.
« En ce qui concerne le Congo, en tant que pays hôte de cette session, nous souhaiterions, en tant que partenaire d’appui au Congo, réaffirmer l’attachement de l’OMS et des autres partenaires à la transparence, notre disponibilité à mettre en œuvre les recommandations de la Commission et notre engagement total vers l’objectif commun d’un continent et donc d’un Congo exempt de poliovirus », a-t-il déclaré.

Ouvrant les travaux de cette 35ème réunion, le conseiller à la santé du ministre congolais de la santé, Jean-Claude Mobussé, a réitéré l’engagement du Congo de maintenir une surveillance et de renforcer la vaccination pour confirmer l’éradication de la maladie d’ici à l’année prochaine.
« Le Congo demeure pleinement engagé à maintenir un système de surveillance performant, à renforcer la vaccination de routine et à répondre avec diligence à toute menace de poliovirus. Grâce au travail de nos équipes sanitaires, avec l’appui actuellement de l’OMS et de nos partenaires, les progrès notables ont été enregistrés dans le suivi épidémiologique, dans l’amélioration des indicateurs de surveillance et dans la mobilisation des communautés », a-t-il affirmé.
Au terme de cette réunion, une mise à jour sera faite sur le progrès de l’éradication de la polio réalisée dans la région depuis la dernière réunion de la Commission, tenue en octobre 2024. Un point sera fait sur la qualité des réponses, la surveillance et les laboratoires, ainsi qu’à la mise à jour des rapports d’étapes pour l’éradication de la poliomyélite dans les pays particulièrement en épidémie, a souligné de son côté, la présidente de la Commission régionale africaine de certification pour l’éradication de la poliomyélite, Rose Gana Fombon.

La Commission Régionale Africaine de Certification de l’éradication de la polio, est un organisme indépendant créé en 1998 pour superviser le statut de certification de la Région africaine comme étant exempte de poliomyélite. La Commission a tenu sa 34ème réunion ordinaire du 29 octobre au 1 novembre 2024 à Dar Es Salaam en Tanzanie.
La région africaine, a été déclarée exempte du poliovirus sauvage par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en aout 2020. Les derniers cas de poliomyélite causée par le virus sauvage sur le continent, ont été signalés en août 2016 dans l’État de Borno, au nord du Nigéria. Les conflits, ainsi que les difficultés à vacciner des populations mobiles, ont entravé les efforts de vaccination des enfants dans ce pays.
Jule Marité.




