La ville d’Ewo, au nord du Congo, est définitivement sortie de l’enclavement et de l’obscurité. Le Chef de l’Etat congolais a inauguré la route bitumée reliant le chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest à la ville de Boundji dans la Cuvette. L’inauguration de cette route départementale par Denis Sassou-N’Guesso a été couplée à la mise en service du poste de desserte d’Ewo en électricité.
L’ouverture de cette nouvelle route a été unanimement saluée comme un catalyseur pour le développement socio-économique, non seulement de la localité d’Ewo, mais aussi de tout le département. L’événement a réuni plusieurs membres du gouvernement et une foule en liesse.
Longtemps synonyme de voyage éprouvant et de longs jours de déplacement, l’axe routier Boundji-Ewo est désormais modernisé et sécurisé. Il offre, dorénavant, un gain de temps considérable aux usagers qui n’ont plus que 40 minutes de route, entre les deux localités, au lieu des heures, voire des jours entiers auparavant.
Dans son discours, Jean Jacques Bouya, ministre d’État, en charge des grands travaux a réaffirmé le rôle essentiel de la route comme facteur de désenclavement et de cohésion nationale. Pour lui, « La route du développement passe par le développement de la route ».

Cette nouvelle route a pour vocation, de faciliter l’évacuation des produits agricoles, de dynamiser le commerce et d’assurer un accès plus rapide aux services sociaux de base, notamment la santé et l’éducation, pour les populations de la Cuvette-Ouest.
L’impact économique attendu
La fluidité du trafic est attendue pour stimuler, vigoureusement, les activités commerciales et faciliter des échanges. Aussi, la réduction drastique des coûts de transport : les acteurs économiques bénéficieront d’une baisse significative des frais logistiques. Cette route, longue de 76 km, constitue un maillon vital de la Route Nationale n°2 (RN2) et apportera une attractivité à la région, en améliorant les infrastructures.
Elle envoie en outre un signal fort, gage de confiance pour les investisseurs potentiels, a déclaré le ministre d’État, Jean-Jacques Bouya qui a mis en lumière la portée stratégique de l’ouvrage. L’achèvement de cet axe est la concrétisation d’une vision présidentielle visant le désenclavement total de l’intérieur du pays, a-t-il poursuivi. Pour Jean Jacques Bouya, avec l’inauguration de la route Boundji-Ewo, le calvaire des populations de la Cuvette Ouest appartient désormais au passé.

Les témoignages des habitants d’Ewo reflètent un optimisme en l’avenir. Résumant le sentiment général, Mme Marie-Laure, une commerçante dans la ville d’Ewo, a indiqué que cette route est la fin d’un calvaire ! « Avant, nos produits mettaient des jours à arriver de Brazzaville… Maintenant, avec le goudron, tout va aller plus vite. Le prix des marchandises va baisser, et nos enfants pourront avoir plus facilement accès aux soins si besoin. Nous disons merci au Président », a-t-elle traduit.
M. Marien Kependa, natif d’Ewo, a mis l’accent sur l’aspect social : « Cette route est une promesse tenue qui ramène la dignité dans nos communautés. C’est un lien qui nous unit concrètement au reste de la République, a-t-il mentionné. Les jeunes ont également manifesté leur enthousiasme, y voyant un accès facilité aux opportunités d’études et d’emploi. L’inauguration de la route Boundji-Ewo, couplée à l’arrivée de l’électricité, marque incontestablement, un tournant historique pour la Cuvette-Ouest, désormais fermement engagée sur la voie d’un développement équilibré et prometteur.




