Le gouvernement burundais a fermement dénoncé, ce samedi 16 août, un acte de vandalisme perpétré contre la résidence de son Consul général à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo. Selon Bujumbura, les responsables seraient les rebelles du M23, soutenus par leurs alliés de l’AFC, actifs militairement dans la région.
« Nous condamnons les actes de vandalisme perpétrés par le M23 et ses alliés contre la résidence du Consul général du Burundi à Bukavu. Ces actes vont à l’encontre du droit international ainsi que du droit diplomatique et consulaire », a déclaré un haut responsable du ministère burundais des Affaires étrangères. Le bâtiment diplomatique aurait subi des actes de saccage alors que les affrontements entre forces loyalistes et groupes armés se multiplient dans la région.
Dans un contexte régional instable, cet incident ravive les craintes d’une dégradation accrue des relations diplomatiques et d’un élargissement du conflit armé à d’autres dimensions politiques.
La réaction du Burundi intervient dans un climat sécuritaire déjà tendu à l’est de la RDC, marqué par la résurgence du M23 et l’avancée de l’AFC, coalition rebelle appuyée par des puissances extérieures. L’incident met en lumière la fragilité de la sécurité diplomatique dans les zones de conflit, en dépit des conventions internationales protégeant les représentations étrangères.
Kinshasa, de son côté, n’a pas encore officiellement réagi, mais plusieurs sources au sein de l’administration provinciale confirment les faits. Des enquêtes auraient été ouvertes pour identifier les auteurs précis de l’attaque.
Pour Bujumbura, il s’agit d’une provocation grave. Le Burundi demande des garanties de sécurité pour son personnel diplomatique ainsi que la réparation des dommages causés. Le pays appelle également à une mobilisation régionale pour mettre fin aux violences qui frappent à la fois les civils et les diplomates.
John Wanyanga




