Economie

Industrie minière : à Mfouati et Boko-Songho, le ministre Urbain Fiacre Opo réaffirme l’autorité de l’État dans le secteur minier.

Par Jules Marite Publié le 28 octobre 2026 à 14h13 · 0 vues · 3 min de lecture

En visite d’inspection dans le département de la Bouenza, le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, s’est rendu sur les sites de Yanga-Koubenza et Boko-Songho. Accompagné du préfet Marcel Ganongo, le membre du gouvernement exige le respect strict du cadre réglementaire face aux empiètements de périmètres et à l’usage d’engins prohibés sur les concessions attribuées à la SOREMI.

Le gouvernement passe à l’offensive pour assainir le cadastre minier et garantir des investissements légaux. Dans le département de la Bouenza, le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, a conduit une mission de terrain stratégique.

Cette tournée a débuté par des échanges avec les autorités locales et le président-directeur général du groupe SOREMI, Dean Craig, avant de se poursuivre sur le terrain à Yanga-Koubenza (district de Fouati) ainsi qu’à Boko-Songo. Objectif : évaluer la situation exacte des permis attribués et vérifier la conformité des opérations d’exploitation.

Des dérives pointées du doigt

Sur les sites inspectés, les constats préliminaires du ministère révèlent des violations présumées du périmètre accordé à la SOREMI. Plus grave encore, la présence d’engins lourds et l’usage d’explosifs interdits ont été formellement identifiés.

Le ministre Urbain Fiacre Opo a tenu à réaffirmer une règle fondamentale : l’utilisation de gros engins est strictement interdite dans le cadre de l’exploitation artisanale. Les vérifications engagées à Mfouati et Boko-Songo doivent déterminer les responsabilités et établir la conformité des activités au regard des autorisations initialement délivrées, en attendant d’éventuelles suites administratives ou judiciaires.

Objectif fin décembre pour le redémarrage de l’usine

En dépit de ces perturbations sur le terrain, les perspectives industrielles se clarifient. Lors de ces échanges, le PDG de SOREMI, Dean Craig, a confirmé l’objectif d’une relance des opérations de l’usine de production d’ici la fin du mois de décembre.

Pour le membre du gouvernement, le rétablissement de l’ordre légal et la protection du périmètre de la SOREMI sont des conditions sine qua non pour garantir cette relance industrielle tout en régulant les activités artisanales environnantes.

Injonction de retrait et fermeté de l’État

Face aux infractions constatées, Urbain Fiacre Opo a lancé un appel ferme au retrait immédiat de l’ensemble des engins non autorisés sur les sites. Faute d’exécution rapide, des sanctions réglementaires rigoureuses seront infligées aux contrevenants.

Cette prise de position s’inscrit dans le prolongement direct de l’intervention récente du ministre à Kinkala et Mindouli (Pool), où un différend opposant des artisans à la société Baoshi a été traité. Dans la Bouenza, la ligne de conduite de l’exécutif demeure inchangée : faire régner l’autorité de l’État, clarifier les règles du jeu et mettre fin au désordre sur les concessions minières.

Wilfrid Lawilla D.

 

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