
Chef-lieu du tout nouveau département du Congo-Oubangui, la ville de Mossaka, est désormais connecté au réseau électrique national. La mise en service du réseau local par le président de la République a eu lieu, le 17 juillet au cours d’une cérémonie marquée par trois discours. Mossaka marque ainsi un grand pas vers son développement.
Au-delà du confort domestique, l’arrivée de l’électricité stable s’annonce comme un puissant accélérateur économique pour Mossaka, avec des impacts multiples. En effet, dans cette ville reconnue comme poissonnière, où la pêche est un secteur vital, les habitudes vont changer. La pêche va pouvoir se moderniser grâce à l’installation de chaînes de froid (chambres froides, fabriques de glace), limitant ainsi les pertes post-captures, grâce à la conservation du poisson.

Les petites et moyennes entreprises (ateliers de soudure, salons de coiffure, commerces de nuit) vont pouvoir prolonger leurs heures d’activité, marquant ainsi le développement du commerce, alors que les écoles, les centres de santé et les bâtiments administratifs bénéficieront désormais d’une énergie continue, améliorant de façon considérable, les conditions de soins et d’apprentissage. Le service public connaitra une amélioration certaine.

« C’est le début d’une nouvelle ère », selon Oscar Otoka, délégué général aux grands travaux. Se réjouissant de l’électrification de sa ville, un notable a déclaré que « Mossaka ne va plus seulement pêcher le poisson, elle va pouvoir le conserver et le transformer dans des conditions optimales ».
Le prix de la modernisation
Le projet d’électrification de Mossaka a nécessité d’importants travaux de génie civil et d’ingénierie électrique pour acheminer l’énergie dans cette zone entourée d’eaux, a expliqué le délégué général aux grands travaux.
Selon lui, l’acheminement de l’énergie jusqu’à Mossaka était « une bataille contre la géographie, sinon contre dame nature ». Il fallait, pour y arriver, des prouesses d’ingénierie pour braver la férocité de l’environnement, ouvrir des brèches dans une végétation dense, trancher des bras d’eau capricieux et tirer des câbles de haute tension sur les kilomètres de ville.

Outre ce dur labeur, le délégué général aux grands travaux a salué la détermination et le management du président de la République qu’il a qualifié de « capitaine », capable de braver les tempêtes, d’éviter les bonds de sable pour une navigation laborieuse.
En effet, selon l’orateur, relier à câbles au réseau national depuis Oyo n’était pas un simple raccordement, mais un défi d’un autre genre. Denis Sassou N’Guesso n’a pas renoncé, parce que, pour lui, « Mossaka doit briller », a précisé Oscar Otoka qui a salué l’effectivité de la lumière à Mossaka : Aujourd’hui, la lumière est là, s’est-il exclamé.
« Voici les conditions offertes par notre capitaine pour un retour au pays natal », a déclaré monsieur Oscar Otoka, en s’adressant aux parents, cadres et amis du département du Congo-Oubangui.
Olivier Massala





