
Fini l’obscurité à Mossaka ! la localité a été connectée au réseau électrique national par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Il s’agit, selon les discours prononcés à cette occasion, de l’illustration de la volonté des pouvoirs publics de réduire les disparités entre les territoires et de garantir un accès durable à l’énergie. La cérémonie s’est déroulée, le 17 juillet, en présence des habitants de Mossaka, plongée dans une ferveur légitime.
Jusqu’à la mise en service du réseau électrique, la localité de Mossaka dépendait des groupes électrogènes, un système caractérisé par une production limitée, un service discontinu et des coûts d’exploitation élevés, a rappelé le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean-Richard Itoua dans son discours de circonstance. Le raccordement au réseau national met ainsi fin à cette situation et offre désormais aux ménages, aux administrations, aux établissements scolaires et sanitaires ainsi qu’aux opérateurs économiques, une alimentation électrique stable, capable d’accompagner les besoins d’une ville en pleine évolution, a-t-il précisé.

L’alimentation en énergie de Mossaka est assurée par une ligne électrique de 100 kilomètres, reliant Oyo à la localité, selon le délégué général aux grands travaux, Oscar Otoka. La ligne est construite sur 341 pylônes métalliques en treillis et est équipée de conducteurs en alliage d’aluminium, d’isolateurs en verre trempé et d’un câble de garde à fibre optique (OPGW), garantissant la fiabilité du transport de l’énergie.
L’espoir d’un développement durable
Le préfet du département du Congo-Oubangui, monsieur Habib Gildas Ombabioko qui a pris la parole pendant la cérémonie pour son mot de bienvenue, a fait savoir que l’électrification de Mossaka « n’est pas simplement l’allumage des lampadaires, mais une lumière qui annonce une nouvelle époque ». Pour lui, « c’est l’allumage de l’espérance, c’est la lumière qui rentre dans les écoles, dans les centres de santé, dans les foyers, dans les ateliers des artisans, dans les communes…cette lumière annonce une nouvelle époque. »

Une expression de joie qui salue la rupture entre Mossaka qui a vécu au rythme des groupes électrogènes, des coupures d’électricité et Mossaka désormais alimenté par un courant électrique continue.
La joie et la satisfaction aussi pour les cadres originaires de Mossaka dont Marie-France Hélène Lydie Pongault, qui a estimé que cette réalisation dépasse largement la simple mise sous tension d’une ville. Pour la ministre en charge des affaires sociales, « le président de la République a dit et il a fait. Les populations sont aujourd’hui en liesse. Faire arriver l’électricité à Mossaka était un défi immense. Désormais, cette énergie permettra le développement des activités économiques, l’implantation d’entreprises et l’industrialisation de la localité ». L’accès à l’électricité constitue un levier essentiel pour améliorer durablement les conditions de vie des populations, a-t-elle renchéri.

Le député de Mossaka, Marien Mobondzo a, de son côté, estimé que cette infrastructure répond enfin à une attente de longue date. Selon lui, « ce chantier paraissait presque inespéré. Aujourd’hui, il devient une réalité. C’est un message d’espoir, car il ne peut y avoir de développement sans énergie. »
La mise en service du réseau électrique de Mossaka est intervenue deux jours après la connexion par le président de la République des localités de Boko- Louingui, Loumo et Goma Tsé-tsé au réseau électrique national.
Francis Leparrain





